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[ÉĄÊadle] Google a choisi Gradle comme systĂšme de rĂ©fĂ©rence pour aider les dĂ©veloppeurs Ă  construire leurs applications Android. Pourtant le standard dans l’écosystĂšme Java Ă©tait et reste toujours Maven. MĂȘme si toutes les applications Android sont aujourd’hui construites Ă  partir de Gradle, la majoritĂ© des dĂ©veloppeurs mobile subissent l’outil plus qu’ils n’exploitent son potentiel. Pourtant […]
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Le demi-cercle (Ă©pisode 8 — Le cinquiĂšme Ă©tage)

The treatment of error as a source of valuable information is precisely what distinguishes the feedback (error-controlled) system from its less capable predecessors. — Jerry Weinberg

@OlegTxl Direct Message

salut Oleg tu aurais une heure à m’accorder ?

ok, vers 18h? ping moi

Ping

pong

Merci Oleg. J’aimerais un conseil à propos de mob prog pour mon projet au boulot

OK

on m’a donnĂ© 3 mois pour changer la situation sur l’appli dont je m’occupe

situation == ?

On doit livrer une version majeure dans 3 mois

Mais on rencontre plein de soucis liés à des pb de qualité.

Ma responsable me demande d’amĂ©liorer la qualitĂ©

c’est quel genre de pb ?

Un peu de tt, mais surtt design et des rĂ©gressions, mais tt n’est pas du bug

Le pense que les users essaient de faire passer des Ă©vol en douce

combien de personnes travaillent sur cette app ?

4. Ma resp est aussi PO. Tu crois qu’il faut recruter ?

si tu veux passer les 3 prochains mois Ă  former une nouvelle recrue, oui

Bon je pense Ă©galement que ca sert Ă  rien

J’ai envie de proposer de faire du mob, mais si ça marche pas ?

de quels moyens tu disposes ?

A moi de définir

Dans les limites du raisonnable

Ce que j’aimerais c’est trouver le moyen d’avoir – de bugs

on peut se parler de vive voix ? Ou au tél ?

je t’appelle

– Qu’est-ce que tu appelles un “bug” exactement ?
– Bonne question ! Une tĂąche imprĂ©vue qui se glisse dans ton travail

– C’est vague

– Disons qu’on a des incidents en production, liĂ©s Ă  des erreurs. C’est moins vague ?
– Donc un “incident”, c’est un problĂšme qui concerne l’application ou l’utilisateur ou le systĂšme, ou Ă©ventuellement la documentation ?
– Tu veux dire l’absence de documentation, plutĂŽt. Mais oui c’est ça.
– Et une erreur ?
– Une erreur c’est quand il y a un dĂ©faut dans le programme, ou les donnĂ©es. Mais parfois on nous renvoie des dĂ©fauts qui n’en sont pas.
– Et qu’est-ce que ça change ?
– Je comprends pas ta question.
– Ok. Ce n’est pas grave. Est-ce que vous distinguez les incidents des dĂ©fauts dans votre suivi ?
– Non on a tout dans le mĂȘme outil. On crĂ©e seulement des incidents. Pourquoi ?
– Pour comprendre ce que vous faites de l’information.
– Quelle information ?
– L’information qui se trouve dans les incidents et les dĂ©fauts.
– Je ne te suis pas.
– Les incidents et les dĂ©fauts sont une source d’informations, Ă  propos de votre produit, et de votre process; tu es d’accord ?
– Je suis d’accord, mais qu’est-ce tu penses qu’il faut faire Ă  partir des incidents ?
– Je dirais qu’il y a 3 choses Ă  faire avec les incidents. Primo : gĂ©rer l’incident et trouver le dĂ©faut qui est — peut-ĂȘtre — Ă  l’origine de l’incident (Ă©videmment).
– Bien sĂ»r.
– Deuxio : crĂ©er un systĂšme pour mieux dĂ©tecter les dĂ©fauts, par exemple, des tests.
– Par exemple.
– Et trois : crĂ©er un systĂšme pour prĂ©venir les dĂ©fauts, c’est-Ă -dire pour les empĂȘcher. Parce que la meilleure stratĂ©gie de gestion des dĂ©fauts, c’est de ne pas en produire en premier lieu.
– Tu en as de bonnes.
– N’est-ce pas ?
– Tu veux dire que mob programming est une pratique de prĂ©vention des dĂ©fauts ?
– Pourquoi pas ? On peut le voir comme ça. Pourquoi on se mettrait Ă  plusieurs pour produire du code que l’on pourrait programmer tout seul, si ce n’est pour trouver plus rapidement les dĂ©fauts ?
– Tu pourrais m’aider Ă  mettre ça en place ici ?
– Mec, j’ai pas le temps !
– C’est dommage.
– Oui.
– Ok, ce serait quoi, ta meilleure idĂ©e ?
– Je t’ai dĂ©jĂ  donnĂ© ma meilleure idĂ©e.
– Hein ?
– 1 : gĂšre les incidents, 2 : dĂ©tecte les dĂ©fauts, 3 : prĂ©viens les dĂ©fauts.
– Du coup c’est un peu abstrait, comme conseil.
– A quel niveau vous vous situez dans ces trois activitĂ©s lĂ  oĂč tu travailles ?
– Je pense que pour gĂ©rer les incidents on sait Ă  peu prĂšs faire, tests: on pourrait largement s’amĂ©liorer, quant Ă  la prĂ©vention on a pour ainsi dire aucune de stratĂ©gie. Il y a du boulot.

– Je te propose de jouer Ă  un petit jeu de rĂŽle. Dans ce jeu de rĂŽle, imagine que tu es un trĂšs jeune dĂ©veloppeur juste sorti de l’école.
– OK.
– Tu viens juste d’ĂȘtre embauchĂ© dans une entreprise qui a l’air de trĂšs bien marcher. Tu as intĂ©grĂ© une Ă©quipe de trois personnes, et on t’a confiĂ© la maintenance d’un programme existant qui fait des calculs compliquĂ©s pour une des directions mĂ©tier.
– OK. Ça a l’air cool.

– Tu es au premier Ă©tage. Étage 1.
– Étage 1 ? D’accord.
– Sylvia, une utilisatrice du programme en question vient d’avoir une mauvaise surprise : elle obtient un rĂ©sultat incorrect sur un des calculs : 70.000 au lieu de 140.000. Du simple au double. Qu’est-ce que tu fais ?
– Je fais une copie des donnĂ©es et je cherche Ă  reproduire le dĂ©faut dans mon environnement.

– Bravo. Tu es maintenant Ă  l’étage 2.
– C’était facile.
– Tu as trouvĂ© l’origine du problĂšme: c’est une typo dans un nom de variable. L’auteur du code avait Ă©crit « prefit » au lieu de « profit ». Il se trouve que le programme est Ă©crit en Awk, langage dans lequel on ne dĂ©clare pas les variables. Lorsque Awk interprĂšte une variable qu’il ne connaĂźt pas, il la crĂ©e et l’initialise Ă  zĂ©ro. C’est pratique parce que ça permet d’Ă©crire des programmes trĂšs concis. Mais c’est aussi un problĂšme, parce qu’en cas de typo, ton programme continue avec une valeur Ă  zĂ©ro sans signaler aucune erreur.
– Je vois.
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Je change de langage !
– Tu n’as pas des semaines devant toi. Il faut agir tout de suite. Qu’est-ce que tu fais ?
– Je corrige le problĂšme, et je livre une nouvelle version. C’était juste une typo.

– Bien. Tu es maintenant Ă  l’Ă©tage 3.
– Parfait.
– Parfait, pas tant que ça: Sylvia vient te voir pour te demander s’il y aurait un moyen d’éviter ces erreurs de calcul Ă  l’avenir, parce que ça fait mauvaise impression

– Ouch.
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Je passe des tests sur le programme avant chaque nouvelle livraison ?

–  Bravo. Te voilĂ  au quatriĂšme Ă©tage ! Maintenant tu lances des tests systĂ©matiques sur ton programme avant de le livrer. Tu es encore loin de le tester intĂ©gralement, et de toutes façons tu sais que ce n’est pas possible, mais tu fais tout de mĂȘme quelques trouvailles intĂ©ressantes :
d’abord, un des rĂ©sultats n’était pas bien prĂ©sentĂ©, le format avec sĂ©parateur de milliers n’était pas respectĂ©.
il y a une autre erreur de calcul, liée à une autre typo : tu as confondu deux variables (dont les noms étaient assez proches, remarque).
et aussi une erreur de logique : dans un cas un peu spĂ©cial, l’algorithme ne va pas jusqu’au bout du calcul, parce qu’il boucle sur lui mĂȘme.
et enfin, en faisant tourner ton programme sur un fichier volumineux, tu t’aperçois que le temps d’exĂ©cution passe de 4,32 secondes pour 100 lignes Ă  1 heure 20 pour 10.000 lignes.
– Ouah.
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Euh. Je cherche un autre job ?
– Vraiment ?
– Je corrige tous ces problĂšmes, et je relivre.
– C’est bien. Tu es toujours Ă  l’étage 4. Sylvia a signalĂ© ces problĂšmes Ă  Harold, son manager. C’est normal, vu que ses rĂ©sultats dĂ©pendent de ton programme, et que Harold lui demande des comptes.
– Argh

– Tu es donc invitĂ© (ou plutĂŽt convoquĂ©) par Harold. Harold te demande : jusque lĂ  on est plutĂŽt satisfait, mais Ă  l’avenir est-ce qu’il y aurait un moyen de rĂ©pondre un peu plus vite Ă  nos demandes ? Une semaine de recette pour un programme de quelques lignes, c’est un peu fort de cafĂ© !
– Hmmm.
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Je lui dis : je voudrais bien t’y voir !
– SĂ©rieusement, qu’est-ce-que tu fais ?
– Je demande Ă  mes coĂ©quipiers s’ils peuvent m’aider en relisant le code avec moi.

– TrĂšs bien. Te voici Ă  l’Ă©tage 5. Tu organise des relectures systĂ©matiques sur ton programme. Ça prend un peu de temps, mais on ne trouve pratiquement plus de dĂ©faut en production. Et en plus il y a quelques avantages collatĂ©raux :
Ton Ă©quipe connaĂźt suffisamment le code du programme pour t’aider Ă  le faire Ă©voluer ; comme il s’agit d’un domaine un peu complexe, ça t’aide beaucoup ;
Et vous avez un standard de code, qui est alimenté à chaque revue ;
Sur un total de 5 revues vous avez déjà trouvé :
2 autres typos sur des noms de variables (eh oui) ;
3 erreurs de logique assez subtiles ;
une douzaine d’amĂ©liorations de la prĂ©sentation du code ;
une nouvelle façon de générer automatiquement des données de test.
– La vie est belle !
– Oui. Harold te convoque Ă  nouveau.
– Ah bon ?
– Il te dit : maintenant que tout marche comme sur des roulettes, on se demandait si tu pouvais te libĂ©rer un peu de temps pour un autre petit programme, mais vite fait, bien fait, tu vois, avec un process un peu plus lightweight que votre process habituel.
– Oh là

– Qu’est-ce que tu fais ?
– Je lui dis non.
– Tu ne peux pas vraiment dire non Ă  Harold. Qu’est-ce que tu fais ?
– J’essaie de lui montrer qu’il vaut mieux suivre le nouveau process.
– TrĂšs bien. Comment tu fais ?
– J’imagine qu’il suffit de comparer les rĂ©sultats que j’avais Ă  l’étage 1 avec ceux que j’obtiens Ă  l’étage 5

– Quels rĂ©sultats ? Ce qui intĂ©resse Harold, c’est les chiffres.
– Je dirais, pour chaque Ă©tage, je montre le nombre de dĂ©fauts trouvĂ©s en production; le temps passĂ© Ă  prĂ©venir les dĂ©fauts; le temps passĂ© Ă  corriger des dĂ©fauts. Et aprĂšs avoir comparĂ© les Ă©tages, il dĂ©cide de me laisser appliquer mon process plutĂŽt que le sien.
– VoilĂ . Et tu restes au cinquiĂšme au lieu de revenir au premier Ă©tage.
– Je vois.
– Toute la question c’est : Ă  quel rythme veux-tu passer du premier Ă©tage au cinquiĂšme Ă©tage ?
– Justement, est-ce que c’est applicable Ă  ma situation ? En trois mois ? J’ai comme un doute.
– Tu m’as demandĂ© ma meilleure idĂ©e ; c’est ma meilleure idĂ©e.
– Je t’offre une biĂšre pour te remercier.
– Merci, mais une autre fois, je n’ai vraiment pas le temps.
– Au fait : qu’est-ce qui se passe au 6Ăšme Ă©tage ?
– Au 6Ăšme Ă©tage, tu deviens manager.
– Et ça consiste en quoi ?
– Tu aides tes Ă©quipes Ă  gravir les Ă©tages.

Episodes Précédents :
1 — Si le code pouvait parler
2 — Voir / Avancer
3 — Communication Breakdown
4 — Driver / Navigator
5 — Brown Bag Lunch
6 — Conseils Ă  emporter
7 — Crise / OpportunitĂ©

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Where Bitbucket Wins!

Le blog de Valiantys - jeu, 10/19/2017 - 14:00

Bitbucket is one of the most popular Git/Hg hosting services available on the market. Even though there is a wide range of tools and services that are available, there are areas that Bitbucket clearly wins! I’ll talk about them below in two parts: for enterprise and smaller teams, respectfully. Bitbucket for the enterprise Atlassian Bitbucket has ...

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Compte-rendu Petit-dĂ©jeuner : Un Ă©lĂ©phant qui se balançait 
 Comment mettre en musique les big data et valoriser les donnĂ©es avec de nouveaux services.

Ce petit-dĂ©jeuner Ă©tait l’occasion pour OCTO de dĂ©mystifier les big data et valoriser les donnĂ©es avec de nouveaux services.

Retrouvez la prĂ©sentation complĂšte du petit-dĂ©jeuner ainsi que la vidĂ©o de l’Ă©vĂ©nement.

  1. TĂ©moignage Client BNP Paribas
  2. Retour d’expĂ©rience OCTO-BNP
  3. Présentation de Digital Studies Vol. 02

Visuel du petit-déjeuner OCTO Mettre en musique les big data et valoriser les données

1. Témoignage Client: Julien Barbier, Program Director, BNP Paribas
  • Quand et comment les initiatives et les projets que nous allons Ă©voquer ce matin ont-ils commencĂ© ? Peux-tu nous rappeler la genĂšse du programme dont tu t’occupes aujourd’hui et quel Ă©tait le constat initial ?

Au départ les données étaient dans les systÚmes Core Banking et notre premiÚre initiative a été de mettre ces données dans un DataLake.

  • Aujourd’hui, pour reprendre l’intitulĂ© du petit-dĂ©jeuner, la BNP cherche Ă  faire danser l’élĂ©phant des BigData : quels sont les nouveaux services mĂ©tiers qui sont mis en oeuvre  ?

Il y a 3 expĂ©rimentations pour 3 uses cases qui sont aujourd’hui en production pour rĂ©pondre Ă  des douleurs exprimĂ©es par le mĂ©tier.

Le premier consiste Ă  aider les conseillers en agence pour qu’ils puissent prĂ©parer leurs entretiens car ils avaient plusieurs dizaines d’onglets dans leur dossier client, ce qui ne favorisait pas une vue synthĂ©tique.

Il a été décidé de mettre en place une expérimentation nommée MonRendezVous qui consiste à agréger toutes les données pertinentes dans une vue 360° pour faciliter la préparation des rendez-vous des conseillers en agence.

Le second use case correspondait Ă  la situation oĂč un client arrive en agence sans avoir pris rendez-vous. Dans ce cas il faut des Ă©lĂ©ments beaucoup plus synthĂ©tiques pour ĂȘtre en mesure de comprendre qui est le client et rĂ©pondre le plus rapidement Ă  ces besoins.

Le troisiĂšme use case est plutĂŽt pour les fonctions groupe / corporate qu’on appelle le Personal Finance Management qui permet au client (via diffĂ©rents devices) de mieux gĂ©rer son budget. Dans ce cas, il s’agit de rĂ©cupĂ©rer les donnĂ©es dans les diffĂ©rents systĂšmes, de les concentrer dans un DataLake, puis de les distribuer dans des solutions de stockage de type NoSQL pour y ajouter Ă©galement des traitements de Machine Learning via un moteur de catĂ©gorisation qui permet de rendre plus lisible les libellĂ©s des opĂ©rations bancaire d’un clients (transport, alimentaire, santĂ©, etc.). Sur cette base on peut faire des approches prĂ©dictives pour assister le clients dans la gestion de son compte.

  • Peux-tu nous dire quels sont les briques et les framework que vous avez retenus dans l’architecture ? Comment s’est fait ce choix ?

Nous sommes partis des solutions qui faisaient partie de notre catalogue. Au dĂ©part, nous sommes partis sur la solution BigInsights for Apache Hadoop d’IBM qui Ă©tait dĂ©jĂ  maĂźtrisĂ©e par les Ă©quipes de production. Nous n’étions pas prĂȘts pour faire du temps rĂ©el sur toutes la chaĂźnes de traitement des donnĂ©es, nous avons donc travaillĂ© pour rĂ©cupĂ©rer en batch les diffĂ©rentes donnĂ©es des applications du coeur bancaire. C’est au-dessus d’Hadoop que nous avons mis une base NosQL Cassandra pour uploader les donnĂ©es avec une faible latence. Dans la distribution Cassandra de DataStax que nous avons choisi, il y a aussi le moteur d’index SolR ainsi que du Spark (mĂȘme si ce dernier composant n’a pas Ă©tĂ© utilisĂ© car pas de besoin de flux temps rĂ©el Ă  ce stade).

  • La banque est un secteur trĂšs sensible aux procĂ©dures, est-ce que cela a Ă©tĂ© une difficultĂ© pour lancer le programme ? Y a-t-il eu une logique d’exception ou un droit Ă  l’expĂ©rimentation pour libĂ©rer ces initiatives ?

C’est d’abord le fruit d’une bonne collaboration et d’une co-construction entre le mĂ©tier et l’IT. Puis il y a eu des points plus faciles que d’autres : quand une solution est au catalogue BNP Paribas, c’est plus facile pour avancer (c’était le cas de IBM BigInsights), sur Cassandra il a  fallu montrer que cela apportait de la valeur dans le cadre d’une logique d’expĂ©rimentation, mais aussi que ce type de produit pouvait rĂ©pondre aux 4 use case que nous souhaitions dĂ©velopper.

Quoiqu’il en soit, le mĂ©tier doit accepter que c’est une approche expĂ©rimentale, avec des erreurs et des itĂ©rations pour arriver Ă  mettre en place quelque chose de nouveau au niveau de l’architecture, mais surtout avec de nouvelles solutions pour rĂ©pondre aux douleurs du mĂ©tier.

Tous les processus de suivi et de revue de projets, notamment des gros comitĂ© d’architecture mĂ©tier, on Ă©tĂ© remplacĂ©s par des points plus petits mais aussi plus rĂ©currents (une revue tous les 3 mois plutĂŽt qu’une grosse revue pour initier un projet de plusieurs annĂ©es)

La logique de co-construction avec le mĂ©tier a permis d’amener des modes de travail diffĂ©rents : on avait un mĂ©tier qui Ă©tait trĂšs habituĂ© Ă  des mĂ©thodes de type cycle en V mais qui a acceptĂ© de mettre des mĂ©thodes agiles dans sa façon de travailler. Cela implique que dans le triptyque coĂ»t, dĂ©lai, pĂ©rimĂštre, on se met en posture de garantir le coĂ»t et les dĂ©lais mais pas le pĂ©rimĂštre. Cela a permis de libĂ©rer la parole, de faire en sorte que le mĂ©tier fasse un vrai travail de priorisation des fonctionnalitĂ©s.

Cette façon de travailler nous a permis de mettre en place le programme en novembre 2016 pour des premiùres livraisons en production au mois d’avril 2017. Depuis avril, nous avons des mises en productions tous les mois.

Cela signifie que les équipes de production ont joué le jeu de cette logique de mise en production fréquente à laquelle on est habitué pour des frontaux web, mais beaucoup moins pour des projets orientés data et encore moins Big Data.

  • Je crois qu’il y a des Ă©quipes mixtes prestataires et BNP : comment cela se passe-t-il ? Y a-t-il un enjeu de montĂ©e en compĂ©tences des Ă©quipes internes ?

Il y a clairement un enjeu de montĂ©e en compĂ©tences des Ă©quipes internes, et pas qu’à la DSI. Cela dit  le vĂ©ritable enjeu n’était pas sur les compĂ©tences techniques, mais plus sur le mindset ; il fallait accepter de travailler diffĂ©remment, et cela pour toutes les parties prenantes. Des expertises de 10 ans sur le Big Data il n’y en a pas vraiment, mais des gens compĂ©tents il y en a et il faut miser sur l’appĂ©tence de ces profils Ă  travailler diffĂ©remment et Ă  apprendre en faisant.

Sur l’aspect technologique, on a fait du bottom-up en installant les distributions et voyant comme ça marche pendant un ou deux mois : on a appris sur le tas. AprĂšs on a pu composer le bottom-up avec une vision plus top-down pour donner de la visibilitĂ©. Donc pas une approche top-down versus bottom-up mais plutĂŽt une composition entre top-down et bottom-up.

Il y a Ă©galement un gros travail qui est fait dans le groupe BNP Paribas, notamment chez ITG, sur ces nouvelles architectures oĂč on capitalise sur les diffĂ©rentes expĂ©rimentations qui ont Ă©tĂ© menĂ©es. L’état d’esprit qui a Ă©tĂ© le nĂŽtre depuis le dĂ©but sur ce programme n’était pas juste d’expĂ©rimenter mais d’aller vraiment jusqu’à la mise en production avec des solutions qui rĂ©pondent aux besoins des mĂ©tiers.

 

NDLR

[Pour rĂ©pondre Ă  une question du public sur la contribution de la BNP Ă  la communautĂ© OpenSource dont elle utilise les solutions, Julien Barbier rappelle qu’en choisissant la distribution DataStax, la BNP finance une entreprise qui contribue Ă  hauteur de 75 % Ă  la production du code de Cassandra.]

  • Il y a plusieurs prestataires avec lesquels tu as travaillĂ© : comment positionnes-tu OCTO, quel rĂŽle nous as-tu confiĂ© et sur quel pĂ©rimĂštre ?

D’abord, nous n’étions pas prĂȘts Ă  dĂ©velopper ces solutions et mettre en place ces architectures en nous appuyant sur des Ă©quipes externalisĂ©es dans des logiques de nearshore car il y avait plusieurs produits dĂ©veloppĂ©s en parallĂšle.

Il fallait nous appuyer sur des compĂ©tences fortes sur du delivery et du build de projets qui puissent travailler avec les Ă©quipes de la production de la DSI de la BNP qui connaissent les contraintes des architectures existantes. Comme on souhaitait avoir une architecture intĂ©grĂ©e avec l’existant, il fallait que les produits dĂ©veloppĂ©s ne soient pas « hors-sol » et donc que des Ă©quipes mixtes MĂ©tiers, IT  et prestataires puissent travailler ensemble de maniĂšre co-localisĂ©e.

Le rĂŽle d’OCTO a Ă©tĂ© de challenger et valider des points critiques d’architecture dĂšs le dĂ©but, mais aussi d’avoir un mindset pour faire du custom dans une dĂ©marche agile qui embarque le mĂ©tier.

 

2. Retour d’expĂ©rience OCTO-BNP

OCTO prĂ©sentait le retour d’expĂ©rience sur la mise en Ɠuvre de ces nouvelles architectures de donnĂ©es, incluant les technologies Hadoop, Spark, Cassandra, Solr ainsi que des expĂ©rimentations sur le Machine Learning, tout en soulignant les mĂ©thodes de travail utilisĂ©es avec des équipes mixtes BNP Paribas / OCTO.

Retrouvez le détail du REX sur le slideshare.

 

3. Présentation du Volume 2 des Digital Studies

Le sous-titre de ce volume est la “ question du temps dans les architectures digitales”. Pourquoi la question du temps prĂ©cisĂ©ment ? Parce que nous verrons que les bĂ©nĂ©fices des architectures distribuĂ©es se payent toujours, en retour, d’une certaine complexitĂ© dans la gestion du temps.

Quand nous sommes allĂ©s voir Camille, au dĂ©partement COM & CREA d’OCTO, et que nous lui avons dit que nous allions publier un deuxiĂšme volume des Digital Studies sur les sujets d’architecture technique, de gestion du temps et d’évolution vers les architectures de flux
  voilĂ  un peu la tĂȘte qu’elle a fait quand on lui a demandĂ© de nous proposer un univers graphique pour l’édition.

Mais nous avons finalement trouvĂ© quelque chose qui nous convenait et qui collait parfaitement avec la problĂ©matique. DĂšs qu’on parle de la pression qu’exerce le temps, c’est le lapin d’Alice au pays des merveilles qui s’impose.

TELECHARGER DIGITAL STUDIES VOL.02

 

Depuis le film Matrix, le lapin blanc et l’expression “follow the white rabbit” sont devenus le synonyme d’un passage de l’autre cĂŽtĂ© du miroir (qui est d’ailleurs le titre du roman de Lewis Caroll qui fit suite Ă  Alice au pays des merveilles). Finalement ce parti pris reprĂ©sente bien la ligne Ă©ditoriale des Digital Studies.

Il est donc question d’architecture dans ce nouveau volume, mais plus prĂ©cisĂ©ment de l’évolution des architectures, depuis les mainframe d’IBM jusqu’aux toutes nouvelles formes d’architecture que sont les architectures de flux.

Nous nous attachons donc aux architectures informatiques dans leur genĂšse et leur Ă©volution.

Un des marqueurs importants de l’évolution des architectures est l’aspect de plus en plus distribuĂ© des composants logiciels : stockage et traitement des donnĂ©es sont dissĂ©minĂ©s spatialement. Et cette distribution commence Ă  prĂ©sent au niveau mĂȘme des processeurs, dans la mesure puisque nous avons Ă  prĂ©sent des processeurs multicoeurs qui permettent de parallĂ©liser les calculs.

La distribution de plus en plus importante des systĂšmes nous amĂšne Ă  des situations inĂ©dites qui sont caractĂ©ristiques des systĂšmes complexes. C’est Ă  dire des systĂšmes qui ont des comportement non prĂ©dictifs et oĂč il est difficile de connaĂźtre l’état global du systĂšme Ă  un moment donnĂ©.

Voici quelques uns de ces aspects auxquels il va falloir s’habituer avec la complexification croissante des systùmes :

On imagine volontiers qu’Egard Morin se marre, lui qui depuis les annĂ©es 70 prĂŽne une pensĂ©e complexe pour comprendre un monde qui va se complexifiant, que ce soit au niveaux des organisations ou des systĂšmes techniques.

Mais nous n’avons pas attendu pour autant pour trouver des techniques afin de maĂźtriser la complexitĂ© croissante des systĂšmes distribuĂ©s.

 

Dans ce livre blanc nous dĂ©taillons ces techniques. Citons d’abord l’approche par les styles d’architecture oĂč nous rappelons qu’un style d’architecture est un ensemble de contraintes que doit respecter une architecture. La maĂźtrise des styles d’architecture est importante pour toutes les parties prenantes d’un produit digital, aussi bien les dĂ©veloppeurs que les architectes et mĂȘme les acteurs mĂ©tier. Nous n’hĂ©sitons pas Ă  dire que quelqu’un du mĂ©tier qui ne connaĂźt pas les styles d’architectures des produits informatiques dont il s’occupe ne peut pas faire son mĂ©tier.

Nous revenons Ă©galement sur l’importance des logs dans les architectures, qui sont comme le livre de bord des systĂšmes d’informations. Ce sont des outils puissants et indispensables pour maĂźtriser la complexitĂ© des systĂšmes distribuĂ©s, que l’on regarde la place que prend un outil comme kafka dans les architectures de flux.

Il y aussi des travaux de recherche qui ont apportĂ© des solutions pour gĂ©rer la complexitĂ© des systĂšmes distribuĂ©s. Par exemple les travaux de Leslie Lamport, prix Turing 2013, qui a travaillĂ© sur la gestion du temps dans les architectures distribuĂ©es, il est le pĂšre de ce que l’on appelle l’horloge logique de lamport, a travaillĂ© sur le framework Mesos dont les technologies blockchain sont une implĂ©mentation.


Il y a Ă©videmment le thĂ©orĂšme CAP dĂ©montrĂ© en 2002 qui dit que dans un systĂšme de stockage distribuĂ© des donnĂ©es on ne peut avoir en mĂȘme temps les trois contraintes suivantes : la rĂ©sistance au fractionnement du systĂšme (P), la disponibilitĂ© du systĂšme (A) et la cohĂ©rence des donnĂ©es (C) :

Aujourd’hui, ces systĂšmes complexes sont notamment utilisĂ©s pour traiter des avalanches de data (que l’on pense Ă  loT), oĂč chaque data est un Ă©vĂ©nement en soi, ce qui justifie la dĂ©nomination d’architecture event-driven.

Le traitement de flux d’évĂ©nements a rĂ©cemment mis en lumiĂšre les moteurs de flux et les architectures de flux qui sont caractĂ©risĂ©s, selon Tyler Akidau (Google), par :

  • Des Data Sets infinis
  • Des faibles temps de latence
  • Des rĂ©sultats approximatifs ou probabilistes

Mais tout le monde a-t-il besoin des ces architectes complexes “dernier cri” ? On connaĂźt l’acronyme YAGNI : “you ain’t gonna need it”. Il est vrai que dans la grande majoritĂ© des projets que fait OCTO, tous ne nĂ©cessitent pas une telle complexitĂ© d’architecture et bien souvent on peut faire beaucoup plus simple.

Il y a donc ce risque de faire de l’Over Engineering et de concevoir une Ferrari lĂ  oĂč un vĂ©lo aurait suivi.

Enfin, il faut aussi se mĂ©fier de la tentation mimĂ©tique qui consiste Ă  faire comme les GĂ©ants du Web qui sont d’ailleurs souvent ceux qui mettent leur propre frameworks en OpenSource.

Mais quoiqu’il en soit, “ software is eating the world” comme le disait Marc Andreessen. Cela veut dire pour nous que les systĂšmes technologiques transforment le monde et notre environnement et qu’ils doivent eux-aussi Ă©voluer pour s’ajuster au nouvel environnement. Il y a lĂ  un cercle formĂ© de boucles de feedback qui fait que dĂšs qu’un systĂšme produit des rĂ©sultats plus rapidement que les autres, il a tendance Ă  ĂȘtre adoptĂ© et Ă  s’imposer.

Dans le domaine bancaire, l’apparition d’un systĂšme comptable Ă  faible latence sur le marchĂ© imposera son rythme Ă  tous les autres systĂšmes et la mise en place d’une architecture de flux ne sera pas juste expĂ©rimentale mais deviendra rĂ©ellement critique.

 

Les streaming engines deviendront mainstream.

 

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Comment rĂ©concilier l’IT et l’écologie ?

Introduction

Au cours des quarantes derniĂšres annĂ©es, notre sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© le thĂ©Ăątre d’une (r)Ă©volution radicale des technologies de l’information. Cette vĂ©ritable course Ă  l’innovation s’est accompagnĂ©e en parallĂšle d’une forte croissance de notre demande en ressources naturelles (matiĂšres premiĂšres, production d’énergie, espace). Aujourd’hui, la rĂ©volution numĂ©rique et la transition Ă©cologique sont deux grands enjeux qui nĂ©cessitent une vision commune Ă  long terme. Cependant, ces deux thĂšmes sont rarement associĂ©s, voire plutĂŽt opposĂ©s.

L’IT est en effet un secteur qui pollue. Actuellement la pollution numĂ©rique a une empreinte carbone non nĂ©gligeable (3% des Ă©missions de CO2). Les nouvelles technologies nĂ©cessitent des matiĂšres premiĂšres non renouvelables et produisent des tonnes de dĂ©chets Ă©lectroniques. les technologies de l’information et de la communication continuent de suivre une forte croissance, Ă  l’opposĂ© du besoin de sobriĂ©tĂ© dictĂ© par la quantitĂ© limitĂ©e de nos ressources naturelles. Quelles sont alors les pistes pour le Green IT ?

Il existe dĂ©jĂ  des solutions pour ĂȘtre plus Ă©cologique, notamment les Ă©nergies renouvelables. Mais l’enjeu n’est pas tellement de trouver de nouvelles solutions que de mettre en Ɠuvre celles qui sont dĂ©jĂ  connues. La transition Ă©cologique est souvent coĂ»teuse Ă  court terme et nĂ©cessite un effort mondial commun, ce qui la rend complexe Ă  orchestrer. Les Ă©nergies renouvelables sont par exemple, pour l’instant, moins rentables que les Ă©nergies fossiles et nuclĂ©aires. C’est donc un investissement souvent jugĂ© difficile, Ă  tel point que ce domaine Ă©volue beaucoup trop lentement par rapport Ă  nos besoins. En effet, nous consommons chaque annĂ©e un peu plus tĂŽt ce que la Terre peut produire en un an. Par exemple, cette annĂ©e Ă  partir du 2 aoĂ»t 2017 l’humanitĂ© vit Ă  crĂ©dit, c’est le “jour du dĂ©passement”. Pour rĂ©sumĂ© en une annĂ©e, l’homme consomme 1,6 Terre. En 1986, celui-ci Ă©tait le 31 dĂ©cembre ; depuis il n’a fait que reculer. NĂ©anmoins le “jour du dĂ©passement” est un modĂšle simplifiĂ© qui peut donc ĂȘtre controversĂ©.

Si notre mode de consommation actuel est la source du problĂšme, il fait aussi partie de la solution. Pour cela, il faudrait repenser notre mode de fonctionnement et nos habitudes. La transition Ă©cologique peut dĂ©marrer grĂące Ă  deux leviers. Le premier levier est (i) l’action politique mondiale suite Ă  une prise de conscience gĂ©nĂ©ral. Le deuxiĂšme levier est (ii) d’agir sur la rentabilitĂ© de l’économie verte . Si les entreprises gagnent de l’argent en consommant moins, elles auront tout intĂ©rĂȘt Ă  le faire. En quoi les technologies de l’information et de la communication peuvent-elles favoriser ces actions?

Comment faire pour diminuer l’empreinte carbone de l’IT ? (L’empreinte carbone comprend les Ă©missions CO2 des data centers et de la production, l’utilisation et le recyclage des ordinateurs). Enfin, l’IT peut-il, aide-t-il dĂ©jĂ  notre sociĂ©tĂ© Ă  devenir plus Ă©cologique?

Diminuer l’empreinte carbone d’Internet Les chiffres

Les technologies de l’information et de la communication pourraient ĂȘtre responsables de 4 % de nos Ă©missions de CO2 en 2020 contre 2 % en 2005 et 3 % actuellement. Un impact plus important que tout le trafic aĂ©rien qui reprĂ©sente 2 Ă  3 % ! Ceci est dĂ» Ă  l’énergie nĂ©cessaire pour alimenter et refroidir les serveurs. *(1)(2)(3) Le mot “dĂ©matĂ©rialiser” peut souvent porter Ă  confusion et donner une image plus Ă©cologique que cela ne l’est en rĂ©alitĂ© ; cela sous-entend Ă  tort qu’aucune ressource physique n’est utilisĂ©e. Il faut alimenter, refroidir et entretenir les data centers ce qui nĂ©cessite beaucoup d’énergie. 

Prenons un exemple : l’envoi d’un email d’un poids de 1 mĂ©gaoctet gĂ©nĂšre prĂšs de 20 grammes de CO2. Une entreprise de 100 personnes gĂ©nĂšre environ par an 13,6 tonnes de CO2 soit 14 allers-retours Paris-New York (pour un passager). Les Ă©changes de mails Ă  l’échelle de la planĂšte durant une heure correspondent Ă  4 000 allers-retours Paris-New York.

Une recherche Internet gĂ©nĂšre quant Ă  elle 10 grammes de CO2. Or, un internaute effectuant en moyenne 949 recherches sur le Web par an, les 29 millions d’internautes que compte la France gĂ©nĂ©reraient ainsi 287.600 tonnes de CO2 par an, calcule l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maĂźtrise de l’énergie). Soit une pollution Ă  prĂšs de 300.000 allers-retours Paris-New York !

NĂ©anmoins, ces donnĂ©es datent de 2012, aujourd’hui une recherche Google Ă©met 7 grammes et 5,5 milliards de requĂȘtes sont effectuĂ©es chaque jour contre 3,3 milliards en 2012. *(4)(5)

Le dernier exemple de cette dĂ©pense Ă©nergĂ©tique folle pourrait ĂȘtre les crypto-monnaies : d’une part, la sĂ©curitĂ© de ces monnaies virtuelles est assurĂ©e par des calculs volontairement difficiles (“Proof of Work”) et donc extrĂȘmement Ă©nergivores. D’autre part, l’ensemble des transactions rĂ©alisĂ©es dans ces crypto-monnaies sont gardĂ©es en mĂ©moire, rĂ©pliquĂ©es sur des millions d’ordinateurs. La blockchain est encore une technologie nouvelle oĂč des recherches sont faites pour le rendre plus Ă©cologique.

*Source : (1)“La Tribune”, (2)”Futura Science”, (3)”ConsoGlobe”, (4)”Planetoscope”,  (5) ”Webmarketing-conseil”

Les solutions alternatives

Il existe des solutions alternatives aux systĂšmes de messagerie e-mail et aux moteurs de recherche habituels.

Des moteurs de recherche comme “Lilo”,  “Ecosia”… financent des projets caritatifs Ă  chaque recherche effectuĂ©e mĂȘme si c’est le navigateur de Google qui est utilisĂ©. Il existe d’autres messageries que le classique Gmail telle que “newmanity” qui utilise des Ă©nergies renouvelables et Ă©vite le stockage en supprimant automatiquement les vieux mails.

Des data centers Ă©cologiques

Les data centers Ă©mettent beaucoup de CO2 car il faut les alimenter mais, aussi, les refroidir. De nombreuses grandes entreprises se sont demandĂ©es comment rĂ©duire leur empreinte carbone Ă  l’aide d’un meilleur design de leurs data centers, voire comment ceux-ci pourraient produire de l’Ă©nergie plutĂŽt que d’en consommer.

Depuis quelques annĂ©es, la progression des besoins Ă©nergĂ©tiques des data centers a ralenti et s’est stabilisĂ©e. En effet, de 2005 Ă  2010 la consommation Ă©nergĂ©tique du Cloud augmentait de 24 % chaque annĂ©e ! Elle est Ă  4 % aujourd’hui. *(1)

“En installant des serveurs dans une ancienne papeterie de Finlande, Google utilise l’eau de mer pour Ă©vacuer la chaleur de ses serveurs informatiques. Une façon d’économiser beaucoup d’énergie et de limiter les Ă©missions de CO2. TrĂšs soucieux de ne pas perturber la vie marine, Google refroidit ensuite de la mĂȘme façon l’eau utilisĂ©e avant de la rejeter dans la mer. Le systĂšme a permis de supprimer tout systĂšme Ă©lectrique de rĂ©frigĂ©ration et a permis de diminuer par prĂšs de deux fois la consommation Ă©nergĂ©tique du centre.” d’aprĂšs l’article “Comment Google refroidit ses serveurs”.

Le systĂšme comporte nĂ©anmoins quelques inconvĂ©nients : aprĂšs avoir Ă©tĂ© utilisĂ©e pour rafraĂźchir un data-center, l’eau de mer se retrouve cinq Ă  six degrĂ©s au-dessus de sa tempĂ©rature normale. Si elle est directement rejetĂ©e dans la mer, elle prĂ©sente le risque de perturber l’environnement marin local. Pour Ă©viter cet effet, il est nĂ©cessaire de rafraĂźchir au prĂ©alable l’eau de mer en transfĂ©rant une partie de cette chaleur excĂ©dentaire dans l’air ambiant.

Afin d’optimiser le rendement du systĂšme de climatisation des salles serveurs, il est possible d’utiliser le principe de fonctionnement d’un confinement ou “couloir thermique”. Le principe est de sĂ©parer physiquement l’air chaud rejetĂ© par les serveurs de l’air froid aspirĂ© par le matĂ©riel. Ceci permet d’uniformiser le refroidissement des serveurs et matĂ©riels actifs entre le bas et le haut des baies, d’optimiser le rendement du systĂšme de climatisation tout en rĂ©alisant des Ă©conomies d’énergie. *(2)

SchĂ©ma du principe de fonctionnement d’un confinement.

Google cherche aussi Ă  amĂ©liorer la rĂ©gulation de ses systĂšmes de refroidissement Ă  l’aide de l’Intelligence Artificielle. Depuis plus d’un an, la sociĂ©tĂ© travaille en collaboration avec l’entreprise DeepMind qui rĂ©cupĂšre des donnĂ©es telles que la tempĂ©rature, la puissance ou la vitesse de la pompe afin de rĂ©duire la consommation. Ils ont rĂ©ussi Ă  rĂ©duire de 40 % l’énergie utilisĂ©e pour refroidir, ce qui correspond Ă  une rĂ©duction de 15 % du PUE (“Power Usage Effectiveness”, l’indice d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique). *(3)

Les valeurs du PUE se situent en gĂ©nĂ©ral autour de 2,5 et tombent autour de 1,2 pour les meilleurs. Google publie le PUE de ses “data centers” qui Ă©tait Ă  1,20 en 2009 et est passĂ© Ă  1,12 en 2014. *(4)

SchĂ©ma de l’amĂ©lioration du PUE Google. *(5)

Des experts sur les data centers propres sont OVH qui utilisent des systĂšmes de refroidissement Ă  eau et Ă  air. Ils obtiennent un PUE entre 1 et 1,2.

MalgrĂ© ce systĂšme de refroidissement, les data centers des grandes entreprises telles que Google continuent de polluer, reprĂ©sentant tout de mĂȘme 3 % de l’empreinte C02 mondiale. Pour ne pas Ă©mettre de CO2, il faut que les data centers soient alimentĂ©s avec des Ă©nergies renouvelables, comme le fait Apple sur ses derniers centres.*(6) Ci-dessous un classement GreenPeace 2014 des diffĂ©rentes sources d’Ă©nergies utilisĂ©es par les grandes compagnies.

Tableau de comparaison Greenpeace 2014 des  diffĂ©rentes sources d’énergie des grandes entreprises d’informatique.

(Voir d’autres rĂ©flexions sur les data centers en derniĂšre partie: Pour aller plus loin
 )

*Sources : “Informatique news”, “vditech”, “Deep Mind”, “WikipĂ©dia”, ”Google”, ”DataCenterDynamics”

En tant qu’OCTO…

De nos jours, les ordinateurs sont trĂšs puissants et peuvent exĂ©cuter trĂšs rapidement des milliards d’opĂ©rations. Les dĂ©veloppeurs font donc moins attention aujourd’hui Ă  ĂȘtre le plus performant possible. La qualitĂ© d’un code se mesure plus sur sa lisibilitĂ© et sa maintenabilitĂ© que sur sa performance. Or optimiser les performances d’une application est important pour Ă©conomiser de l’énergie. Supposons par exemple une API codĂ©e en Java qui recevrait de nombreux appels (de l’ordre de 50 millions d’appels par jour par exemple). Il suffirait de “petites” actions telles qu’utiliser des types primitifs plutĂŽt que des Objets java pour que chaque opĂ©ration mette 3 fois moins de temps Ă  s’exĂ©cuter et consomme moins en mĂ©moire. Si avec la puissance de nos ordinateurs aujourd’hui, la diffĂ©rence de temps Ă  tout exĂ©cuter est difficilement perçue par les utilisateurs, les ordinateurs eux, consomment plus en Ă©nergie. De mĂȘme, les gestions de cache qui permettent de limiter les appels aux serveurs, activer gzip afin d’envoyer des fichiers moins lourds, sont autant d’actions qui permettent d’ĂȘtre plus Ă©cologique. Les performances d’une application ont un impact Ă©cologique. Un livre de FrĂ©dĂ©ric Bordage a Ă©tĂ© Ă©crit sur le sujet: “Éco-conception Web”.  Un des outils connus pour connaitre les performances de son  application est Jprofiler. Le vĂ©ritable problĂšme est de mesurer la consommation Ă©nergĂ©tique de son application, pour cela il faut avoir accĂšs aux serveurs, poser des sondes dessus et mesurer la consommation Ă©nergĂ©tique Ă  chaque nouvelle mise en production. C’est le cas du projet Cosmo, le projet de remplacement des outils de contrĂŽle SNCF avec OCTO et VSCT.

En ce qui concerne les architectes OCTO, ils donnent des indications sur l’architecture applicative, ils peuvent conseiller de choisir des serveurs sur le Cloud ou non, mais ils n’ont pas d’influence sur l’architecture et les diffĂ©rents composants des data centers du client. Or le Green IT dĂ©pend des installations. C’est le matĂ©riel (hardware) jetĂ©, l’alimentation provenant des centrales thermiques et nuclĂ©aires et le refroidissement des serveurs qui polluent. Le Green IT dĂ©pend donc d’un autre domaine de compĂ©tence que celui des architectes OCTO.

OCTO a aussi animĂ© en 2010 Ă  l’occasion de l’USI un Green Challenge. Le concept Ă©tait d’optimiser, juste par le code, les performances d’une application Ă©nergivore.

Recycler le matériel électronique Les chiffres

La technologie a permis de dĂ©multiplier les puissances de calcul sur des puces de plus en plus petites. L’efficience Ă©nergĂ©tique des puces a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e d’un facteur d’un milliard par rapport aux annĂ©es 50 ! (C’est la conjecture de Moore) La densitĂ© des puces d’intĂ©gration a augmentĂ© de 1 million en 40 ans.  Cependant la complexitĂ© matĂ©rielle de nos Ă©quipements a augmentĂ©, nos tĂ©lĂ©phones comportent bien plus de puces et beaucoup de gens utilisent du matĂ©riel Ă©lectronique: 75% des hommes possĂšdent une tĂ©lĂ©phone mobile *(1). Finalement la demande en matĂ©riaux est bien plus grande qu’avant. Il est estimĂ© que l’homme consomme 10 tonnes de matĂ©riaux pour l’informatique par an, or ces matĂ©riaux sont non renouvelables.

La construction d’un  ordinateur Ă©met environ 214 kg de CO2 contre 138 kg de C02 lors de son utilisation. *(2)

*Sources : “Le Monde”, “Green IT”

Le recyclage

Chaque annĂ©e sont produits dans le monde 40 millions de tonnes de dĂ©chets Ă©lectroniques. L’extraction des mĂ©taux des matĂ©riaux Ă©lectroniques, mĂȘme si elle est possible, est trĂšs difficile et trĂšs coĂ»teuse. Les mĂ©taux rares des puces Ă©lectroniques sont donc trĂšs peu recyclĂ©s.

Cependant tous les matĂ©riaux Ă©lectroniques peuvent ĂȘtre recyclĂ©s en moyenne Ă  80% mais cela se fait dans des endroits spĂ©cialisĂ©s. Il ne faut donc pas jeter son matĂ©riel Ă©lectronique avec les autres dĂ©chets. Les tĂ©lĂ©phones contiennent des matiĂšres avec des rĂ©serves limitĂ©es telles que le lithium et les terres rares, et dont l’extraction est trĂšs polluante. A partir de 50 000 tĂ©lĂ©phones portables, 1 kg d’or et 10 kg d’argent peuvent ĂȘtre extraits, d’une valeur avoisinant les 40 000 euros. Mais seulement 1% des tĂ©lĂ©phones mobiles sont actuellement recyclĂ©s en Europe.*(1)

Lors de l’achat d’un appareil Ă©lectronique, le recyclage est inclus dans le prix du produit. Pour connaĂźtre des endroits oĂč recycler le matĂ©riel Ă©lectronique, le site d’Eco-systĂšmes propose un moteur de recherche par type de dĂ©chet et zone gĂ©ographique. Apple propose par ailleurs des offres pour Ă©changer un ancien iphone contre un nouveau Ă  prix rĂ©duit.

L’ordinateur pollue moins lors de son utilisation que lors de sa construction, il vaut donc mieux garder son matĂ©riel le plus longtemps possible ou le revendre d’occasion afin de lui donner une seconde vie. Par exemple, Ă  Shanghai il existe une vraie Ă©conomie du tri. PlutĂŽt que d’en extraire les mĂ©taux rares qui les composent comme le cuivre ou l’or, l’enjeu est plutĂŽt d’en extraire les composants Ă©lectroniques, comme les puces, pour les remettre en circulation. Et cette solution s’avĂšre plus rentable que l’autre. Ainsi les chinois construisent un Ă©cosystĂšme de fabrication Ă©lectronique rapide et ouvert, en reutilisant les composants Ă©lectroniques existants. L’idĂ©e est que n’importe qui peut recycler du matĂ©riel Ă©lectronique en le reconfigurant puis en le remettant en vente. Pour faciliter la rĂ©utilisation des composants Ă©lectroniques, il existe un registre ouvert avec une documentation des appareils Ă©lectroniques Ă  recycler. Cette Ă©conomie de la rĂ©utilisation alimente le marchĂ© de l’IOT qui explose Ă  Shanghai. Le recyclage n’est pas seulement un principe mais un “business”. *(2)

Les smartphones durent environ 2 ans. Il suffit qu’une seule piĂšce du tĂ©lĂ©phone s’use aprĂšs un ou deux ans pour que tout le tĂ©lĂ©phone soit jetĂ©. En 2013 apparaĂźt l’idĂ©e d’un tĂ©lĂ©phone modulable oĂč les piĂšces seraient facilement remplaçables et ainsi il y aurait moins de dĂ©chets Ă©lectroniques. Cependant cela n’a pas connu un grand succĂšs pour l’instant. La start-up hollandaise Fairphone est l’une des seule Ă  en produire. Elle se spĂ©cialise dans les tĂ©lĂ©phones durables et Ă©quitables.*(3)

Le gĂąchis matĂ©riel est soupçonnĂ© d’ĂȘtre parfois, voulu par les sociĂ©tĂ©s afin d’inciter le consommateur Ă  acheter davantage. «L’obsolescence programmĂ©e est punie d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende», dit la loi. Il y a actuellement des plaintes qui sont portĂ©s contre les fabricants d’imprimante. *(4)

*Sources : (1)“Arte”, (2)“Le Monde”, ”Le Figaro”, “Le Figaro”.

Favoriser l’écologie grĂące Ă  l’informatique Les plateformes collaboratives

Il existe de nombreux projets et d’idĂ©es pour lutter contre le rĂ©chauffement climatique. Et grĂące Ă  des plateformes collaboratives telles que Climate CoLab  (une plateforme crĂ©Ă©e par le MIT) qui donne la possibilitĂ© Ă  n’importe qui de proposer ses idĂ©es Ă  des experts et aussi de contribuer aux idĂ©es des autres. Les meilleures idĂ©es ne viennent pas toujours des experts, comme le  souligne une collaboratrice de la plateforme. Avant la Cop21 en 2015, une plateforme open source Poc21 avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e afin de proposer des idĂ©es. Une douzaine ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es lors du sommet. Le projet Fair Cap a permis de concevoir un bouchon (imprimable en 3D rĂ©utilisable) pour filtrer l’eau adaptable Ă  n’importe quelle bouteille en plastique. *(1)

*Sources : “Le Monde”

Exemples oĂč les technologies de l’information ont favorisĂ© l’écologie.

Selon l’ancien PDG de Google, en 2010 nous produisons environ 5 exaoctets tous les deux jours, soit 2 x 10 puissance 18 octets, soit autant d’information qu’entre le dĂ©but de la culture humaine et 2003. 90 % de l’information disponible dans le monde a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e lors des 2 derniĂšres annĂ©es. D’ici 2020, la masse d’informations sera 50 fois supĂ©rieure Ă  ce qu’elle Ă©tait en 2012, et devrait reprĂ©senter 40 Zo contre 1,8 Zo aujourd’hui. *(1)

L’objectif est de pouvoir traiter les donnĂ©es de sorte Ă  ce que les industries trouvent des stratĂ©gies plus Ă©cologiques et rentables en perfectionnant leurs modĂšles.

  • Le secteur agricole est un domaine qui cherche de plus en plus Ă  retrouver une agriculture durable, mĂȘme si, pour l’instant, produire biologique coĂ»te plus cher. De nouvelles entreprises travaillent sur comment optimiser notre agriculture, la rendre performante tout en respectant l’environnement et en limitant donc les pesticides, OGM et grĂące Ă  l’IT, c’est possible! C’est le cas de farmbot, en France ces start-ups se regroupent dans une organisation : la “Ferme Digitale”. Le principal exemple qui montre que l’agriculture peut ĂȘtre durable et performante grĂące Ă  l’IT est le secteur agricole hollandais. Depuis 3 ans les Pays-Bas sont passĂ©s deuxiĂšme exportateur agricole mondial devant la France et aprĂšs les Etats-Unis. Les Pays-Bas ont peu d’espace mais ils ont su avoir un meilleur rendement. « Nous n’avons pas Ă©normĂ©ment d’espace disponible aux Pays-Bas, a expliquĂ© Caspar Itz, un porte-parole du ministĂšre. Nous avons dĂ» donc Ă©normĂ©ment investir dans l’innovation et la recherche pour Ă©tablir une agriculture avec un meilleur rendement. Ce sont ces connaissances que nous partageons aujourd’hui », Ă©voquant notamment des serres rĂ©duisant l’utilisation de l’eau, des systĂšmes s’appuyant sur les GPS et les drones ou des machines spĂ©cialisĂ©es. *(2) Le “National Geographic” de septembre 2017 a Ă©crit un article sur comment l’agriculture hollandaise a su se renouveler en Ă©tant beaucoup plus Ă©cologique grĂące Ă  l’IT oĂč tout est expliquĂ© en dĂ©tails. GrĂące aux drones, ils reçoivent des quantitĂ©s d’informations sur la qualitĂ© des terres qui permettent d’utiliser moins d’eau et de terre. Avec les fermes technologiques qui sont conçues pour avoir des conditions optimales pour la pousse, ils arrivent aussi Ă  rĂ©duire fortement l’utilisation d’intrants chimiques (l’article du “National Geographic” suggĂšre une rĂ©duction de 97% sur les laitues). GrĂące aux LED ils font pousser des fruit et lĂ©gumes en continu. En conclusion, ils arrivent donc Ă  produire plus avec moins de ressources. L’objectif des hollandais est de produire deux fois plus avec deux fois moins.

 

  • L’IoT permet de construire des systĂšmes intelligents et donc moins Ă©nergivores. Par exemple, un dispositif Ă  trĂšs faible coĂ»t pour amĂ©liorer de 30% l’efficacitĂ© des panneaux solaires en leur permettant de s’incliner en suivant le soleil. *(3) Des entreprises telles qu’EDF se renseignent mĂȘme sur comment construire des villes totalement connectĂ©es,  intelligentes (“Smart Cities”) afin de rĂ©duire les consommations d’énergie.

*Sources : (1) “Consoglobe”, (2)“La France Agricole”, (3)“Le Monde”.

Conclusion

La rĂ©volution informatique va continuer, il paraĂźt inĂ©vitable aujourd’hui que le monde de demain soit de plus en plus connectĂ©. L’homme risque de polluer encore plus qu’actuellement alors que la Terre s’est dĂ©jĂ  rĂ©chauffĂ©e de 1 degrĂ© Celsius en 40 ans, beaucoup d’ĂȘtres vivants souffrent dĂ©jĂ  du rĂ©chauffement climatique. L’objectif de cet article Ă©tait de prendre conscience de la pollution gĂ©nĂ©rĂ©e par le secteur de l’informatique (plus que l’aĂ©ronautique) mais que des solutions existent pour rendre l’IT plus Green; citons: une bonne infrastructure des serveurs, des investissements dans des Ă©nergies renouvelables, optimiser les performances des applications et enfin le recyclage des matĂ©riaux permettent de moins polluer. Si actuellement investir dans l’écologie semble difficile, ça le devient de moins en moins. GrĂące aux technologies de l’information, des secteurs tels que l’industrie ou l’agriculture peuvent se renouveler  pour devenir plus rentables et plus Ă©cologiques.

Le monde de l’informatique transforme la sociĂ©tĂ© actuelle, les informaticiens participent activement Ă  cette transformation. Or le souci de l’Ă©cologie est souvent relĂ©guĂ©e, loin dans les prioritĂ©s de ces transformations, alors que son impact n’est clairement pas nĂ©gligeable et facilement activable.

Pour aller plus loin… Auto-hĂ©bergement

L’auto-hĂ©bergement signifie ĂȘtre son propre fournisseur de services comme, par exemple, ĂȘtre son propre fournisseur de messagerie ou avoir son site web chez soi en l’hĂ©bergeant sur un nano-ordinateur type Raspberry Pi ou Odroid. La consommation d’un Raspberry Pi est de 3,5 Wh, celle d’un Odroid XU-4 de 20 Wh ce qui est bien infĂ©rieur Ă  la consommation de son ordinateur qui consomme Ă  minima 100 Wh. En France, la consommation Ă©lectrique des data centers aurait atteint prĂšs de 3 TWh en 2015 selon RTE.*(1) NĂ©anmoins hĂ©berger sa messagerie ne prĂ©sente pas toutes les options offertes par “Gmail”, comme typiquement la mutualisation des donnĂ©es (qui nĂ©cessite d’ĂȘtre sur le Cloud). De plus les serveurs sur le Cloud s’adaptent probablement mieux en fonction de la demande, ils reçoivent des appels jours et nuits puisqu’ils servent le monde entier et cela permet d’avoir moins de machines pour plus d’utilisateurs or l’utilisation Ă©met moins de CO2 que la construction d’une machine (voire Recycler le matĂ©riel Ă©lectronique : Les chiffres). En conclusion l’auto-hĂ©bergement peut sembler au premier abord une solution qui soit plus Ă©cologique que le Cloud, cependant ce n’est pas Ă©vident que ce soit rĂ©ellement le cas.

*Sources : “Connaissances des Ă©nergies”

Data centers

Les systĂšmes de refroidissement, soit Ă  eau, soit Ă  air, sont maintenant intĂ©grĂ©s dĂšs la construction de la salle de serveur. Bouygues a prĂ©sentĂ© rĂ©cemment ses techniques. L’air extĂ©rieur est systĂ©matiquement utilisĂ© lorsque la tempĂ©rature tombe en dessous de 15 degrĂ©s. Une membrane blanche Ă  haut pouvoir de rĂ©flexion a Ă©galement Ă©tĂ© installĂ©e sur la toiture pour renvoyer une part importante du rayonnement solaire. Or la rĂ©flexion des rayons solaires permet aussi de refroidir.

Un autre moyen pour que les data centers produisent de l’Ă©nergie plus qu’ils n’en consomment, serait que la chaleur produite par les serveurs permettent de rĂ©chauffer les bĂątiments plutĂŽt que les ocĂ©ans. Il faut que tout soit colocalisĂ© mais par exemple l’entreprise “newmanity” qui propose une boĂźte mail Ă©cologique citĂ©e plus haut (voir I.B), utilise ses propres serveurs pour se rĂ©chauffer. A Paris, dans le quartier de Butte-aux-Cailles, la piscine municipale est chauffĂ©e Ă  28 degrĂ©s et cela grĂące Ă  des serveurs informatiques.

Hewlett Packard (HP) avait dĂ©jĂ  utilisĂ© d’autres mĂ©thodes originales, avec notamment dans le nord de l’Angleterre un centre de donnĂ©es refroidi grĂące Ă  l’humiditĂ© de l’eau de pluie.

Cette prĂ©occupation de la mĂ©thode de refroidissement n’est pas nouvelle. En 2010, des chercheurs d’HP avaient imaginĂ© alimenter leurs systĂšmes de rĂ©frigĂ©ration et leurs ordinateurs avec l’énergie produite par les dĂ©jections animales. En installant leurs centres prĂšs de fermes, laitiĂšres par exemple, lĂ  oĂč chaque vache produit 55 kg de bouse par jour, transformables en mĂ©thane, lequel gĂ©nĂšre 3 kWh d’Ă©nergie Ă©lectrique. Selon les chercheurs, 10 000 vaches seraient ainsi susceptibles de fournir l’Ă©lectricitĂ© nĂ©cessaire Ă  une salle informatique de 1 000 serveurs, alimentation des machines et climatisation comprises. Outre un revenu complĂ©mentaire pour les Ă©leveurs, le systĂšme permettait d’utiliser le mĂ©thane, qui est un gaz Ă  effet de serre vingt fois plus puissant que le CO2.*(1)

*Source : (1)“Energie L’expansion”.

 

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Présentation de Postman, outil multifonction pour API Web

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  Parmi les nombreuses solutions pour interroger ou tester webservices et API, Postman propose de nombreuses fonctionnalitĂ©s, une prise en main rapide et une interface graphique agrĂ©able. Postman existe sous la forme d’une App (Windows/MacOS/Linux) et d’une Chrome App. Cependant les Chrome Apps vivant leurs derniers jours, il est recommandĂ© d’utiliser la version desktop. Voici […]
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Roadmap de produit
et Agilité: et si on en parlait?

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Agile : Xebia prĂ©sente les Agile smells Ă  l’Agile Tour Bordeaux le 20/10/2017

L’Agile Tour s’arrĂȘte à Bordeaux ces vendredi 20 et samedi 21 octobre 2017. Cette annĂ©e Xebia sera prĂ©sente Ă  travers les Agile smells de Julien Rossignol que vous pourrez retrouver le vendredi Ă  10h25 dans les locaux de l’Epitech.

Pour ceux qui ne pourront pas y assister, vous pouvez toujours retrouver la sĂ©rie d’articles Agile smells sur notre blog.

Rappel du pitch :

Ajouter une nouvelle colonne Ă  votre kanban board, dĂ©caler le daily standup, sortir de rĂ©trospective avec l’action « ĂȘtre plus rigoureux », ou encore empiler les coachs agiles, doivent ĂȘtre pour vous des alertes sur le fait que vos Ă©quipes dĂ©placent un problĂšme ou ne se posent pas les bonnes questions.

Je vous propose, au travers de situations rĂ©ellement vĂ©cues, de faire un tour d’horizon des dĂ©rives, des fausses bonnes idĂ©es ou simplement des phrases prononcĂ©es qui peuvent vous amener à vous dire que quelque chose sent mauvais.

À vendredi !

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Improving business processes using nFeed and Xporter

Le blog de Valiantys - mar, 10/17/2017 - 14:00

The following is a guest blog written by Rui Rodrigues, Product Manager of Xporter. Xporter enables users to export issues from Jira to Word, Excel and PDF in a quick and simple way. It is an app developed by Xpand Add-ons, an Atlassian Platinum Solution Partner based in Portugal, who is also the developer of ...

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Améliorez la couche réseau dans votre app iOS avec des appels synchrones

Lors du dĂ©veloppement d’applications iOS, en tant que dĂ©veloppeurs, nous prĂȘtons une attention particuliĂšre Ă  l’interface en essayant par exemple de coller au plus prĂšs de la maquette proposĂ©e par le graphiste. Ceci au dĂ©triment d’autres parties qui sont tout aussi importantes comme par exemple la gestion des donnĂ©es ou les appels rĂ©seau. C’est d’autant plus curieux lorsque l’on sait qu’un problĂšme avec ces derniers peut ĂȘtre plus fatal Ă  l’application qu’un dĂ©calage d’un bouton de deux pixels.

Dans cet article, je vais présenter pourquoi, lors de mon dernier projet, en cherchant à améliorer nos tests unitaires de la couche réseau, nous avons décidé de passer tous les appels réseau en synchrone et je vais décrire en quoi cette méthode nous a été bénéfique.

La suite de l’article est disponible ici.

Articles suggested :

  1. Le Test Driven Development au secours de Javascript !
  2. État de l’art des solutions cross-platform mobile
  3. Pourquoi et comment faire des animations sur iOS – CoreAnimation

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Le Mini Guide des Communautés de Pratique en Pratique, est disponible !

Pourquoi ce guide ?

Les transformations digitales sont partout. L’agilitĂ© est reconnue comme un vecteur majeur de rĂ©ussite. AprĂšs 10 annĂ©es de transformations agiles d’équipes et de programmes, il nous semble Ă©vident que cette transformation doit passer par celle de l’entreprise.

Les challenges sont nombreux et se situent à tous les niveaux : management, hiérarchie, carriÚre, recrutement, communication, métier, architecture, qualité, processus, outillage, logistique, achats, budget, social et surtout culture.

De nombreux débats autour des valeurs, principes et approches de transformation ont lieu dans la communauté agile : comment procéder concrétement ?

« Clarity on how to think without clarity on how to act can leave people unmoved. » (Dan Pink)

NĂ©s du passage vers l’agilitĂ© Ă  l’échelle et de l’avĂšnement des Feature Teams, les nouveaux enjeux de coordination au sein des entreprises ont crĂ©Ă© un besoin d’alignement auquel les communautĂ©s de pratique peuvent rĂ©pondre.
Les communautés de pratique sont complexes et contextuelles. Leur mise en place présente plusieurs challenges : la vision, le démarrage et la pérennisation.
À travers ce guide, nous souhaitons partager un Ă©clairage sur le sujet basĂ© sur nos expĂ©riences. Ce guide constitue un point de dĂ©part Ă  l’expĂ©rimentation. Inspectez et adaptez encore et encore.

Si en passant vous souhaitez partager vos propres retours, nous serons ravis d’en discuter avec vous : info@xebia.fr.

Télécharger le Mini Guide

Le Mini Guide est disponible en téléchargement pdf et epub (version iOS et Android), sur xebia.fr ou dans nos publications.
Si toutefois, vous souhaitez recevoir la version papier, envoyez un mail à marketing@xebia.fr ou utilisez ce formulaire.

Bonne lecture.

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Meetup Women TechMakers à Paris, organisé par le PAUG et le GDG

Jeudi 12 octobre, les locaux parisiens de Google ont accueilli un meetup un peu exceptionnel : celui des Women TechMakers, organisé par le Paris Android User Group et le Google Developer Group. Composé à la base de trois talks, nous avons eu la chance de voir passer deux intervenantes supplémentaires. Cet article traitera des sujets Women TechMakers. Le deuxiÚme talk, Associate Android Developer Exam par Gaëtan Herfray ne sera donc pas couvert ici, malgré sa pertinence et son utilité pour la développeuse Android que je suis !

Pourquoi ce meetup ?

Les intervenantes, Marion Hayoun (PAUG) et Tiffany Souterre (GDG), nous présentent deux photos :

  • Une d’un Ă©vĂšnement WTM dont on voit qu’il est uniquement composĂ© de femmes.
  • Une du Devfest oĂč on constate Ă©normĂ©ment d’hommes.

C’est pour casser ce genre de clichĂ©s que des meetup sur ce sujet doivent avoir lieu. Pour s’inscrire Ă  celui de jeudi, il fallait de prĂ©fĂ©rence s’inscrire Ă  deux et avec une personne du sexe opposĂ©.  Et ça marche : 53% de femmes et 47% d’hommes dans la salle ce soir-lĂ .

Unconscious Bias par Berthilde Goupy

Le biais inconscient, c’est cette petite chose qui nous raccroche aux stĂ©rĂ©otypes et qu’on s’efforce de combattre. Mais il faut dĂ©jĂ  avoir conscience de son existence pour s’en dĂ©barrasser.
Ce biais a son utilitĂ©. Berthilde nous rappelle que pendant la prĂ©histoire, c’est lui qui nous poussait Ă  courir en cas de danger. Tout ce que l’on fait est un traitement de la data. De commander un cafĂ© (du lait ? du sucre ?) Ă  choisir sa place dans le bus. Aujourd’hui, on consomme trop de data et nous ne pouvons pas gĂ©rer autant de donnĂ©es (le cerveau peut en traiter 40 bits alors qu’on en reçoit 11 millions) : c’est le biais qui nous permet de comprendre et traiter la diffĂ©rence.

La suite du talk nous propose de jouer à un petit jeu. Un mot à droite, un mot à gauche, un mot au milieu. Si le mot du milieu est identifié comme correspondant au mot de droite, il faut lever la main droite et vice versa. Le but est de lever la main le plus rapidement possible.

Au premier tour, Homme et Femme s’affichent de chaque cĂŽtĂ© et au milieu, des mots communs comme Mari, Oncle, Fille au milieu. Les bras se lĂšvent vite dans l’assemblĂ©e.
On passe ensuite Ă  Homme ou Science d’un cĂŽtĂ© et Femme ou Art de l’autre. Des mots comme Chimie, Biologie, ou GĂ©ologie apparaissent au milieu et les bras se lĂšvent plutĂŽt vite. Au final, on intervertit : Femme ou Science et Homme ou Art. Les mĂȘmes mots qu’au tour prĂ©cĂ©dent apparaissent au milieu, mais les bras se lĂšvent moins vite.
Ce test de Harvard est encore utilisĂ© et c’est la rapiditĂ© de rĂ©ponse qui est prise en compte, notre hĂ©sitation entre notre instinct et notre logique. ProblĂšme : les rĂ©sultats n’ont pas Ă©voluĂ© depuis les annĂ©es 80.

On est tous biaisĂ©s, mais finalement, ce n’est pas grave ! L’important, c’est de s’en rendre compte.

Autre exemple : huit niveaux de postes existent chez Google. Plus le niveaux est haut, moins il y a de poste. On dĂ©bute l’expĂ©rience avec une paritĂ© parfaite Ă  chaque niveau, en appliquant nĂ©anmoins un biais positif de 1% aux hommes. Ce biais peut ĂȘtre imaginĂ© par une notation sur 100 pour les femmes alors que les hommes seront notĂ©s sur 101 par leurs pairs. On lance vingt itĂ©rations de promotion et on constate alors que ce biais plutĂŽt faible, crĂ©e des disparitĂ©s assez violentes. Alors imaginez dans le monde rĂ©el, oĂč on est loin des 50% au dĂ©part et que ce biais est des fois nettement supĂ©rieur Ă  1


Pourtant la diversité dans une équipe apporte énormément :

  • Google Calendar Ă©tait dĂ©veloppĂ© aux Etats-Unis par une Ă©quipe entiĂšrement amĂ©ricaine. Il a donc Ă©tĂ© pensĂ© uniquement avec
 le format de date amĂ©ricain. Le lancement a Ă©tĂ© un Ă©chec.
  • YouTube iOS a connu un souci lors de son dĂ©marrage : 5 Ă  10% des vidĂ©os Ă©taient Ă  l’envers. En fait, l’équipe entiĂšre Ă©tait droitiĂšre, et les vidĂ©os en question Ă©taient prises par des gauchers.
  • Les Doodles sont extrĂȘmement connus, mais en 2013, un journaliste a fait le point : pour 10 Doodles fĂȘtant l’anniversaire d’un homme scientifique, 1 voir 0 fĂȘtait celui d’une femme scientifique. L’annĂ©e d’aprĂšs, la paritĂ© Ă©tait respectĂ©e.

Il existe donc 4 biais inconscient : Social, Decision-Making, Memory, Probability.
Mais il existe 4 actions pour s’en dĂ©barrasser : Be Prepared, Bring it up, Point it out and Be Visible!

Aujourd’hui, tous les Managers de chez Google doivent passer une formation pour gĂ©rer les situations discriminantes.

 

Wild Code School par Anne Stepanoff

En interlude, c’est la directrice de la Wild Code School qui vient nous parler. Cette Ă©cole forme des dĂ©veloppeurs en 5 mois.
DĂšs le dĂ©but de l’Ă©cole, elle souhaitait combattre pour la paritĂ© mais ne recevait que 25% de candidatures de femmes et dĂ©marrait toujours l’annĂ©e avec 25% d’Ă©tudiantes. Plusieurs actions ont alors Ă©tĂ© mises en place :

  • Pas de chaussures dans l’Ă©cole. On se dĂ©chausse en arrivant, pour ressentir un sentiment de bien-ĂȘtre et de libertĂ©.
  • La sensibilisation : les postes sont nombreux et les avantages non nĂ©gligeables.

Mais ça ne suffisait pas, les chiffres ne bougeaient pas. Alors, ils ont voulu prendre des formatrices… Mais n’en ont pas trouvĂ©. Et finalement cette rentrĂ©e marque l’arrivĂ©e d’une classe uniquement composĂ©e d’Ă©tudiantes. C’est une action radicale mais qui semble avoir attirĂ© beaucoup plus de femmes. De mon point de vue, c’est la crĂ©ation d’une zone de confiance, oĂč le syndrome de l’imposteur est alors moins prĂ©dominant, qui fait la rĂ©ussite de ce programme.

 

Scholarship Programs par Meriam Maadi

Meriam nous a présenté plusieurs programmes pour les étudiant(e)s.

  • Women TechMakers Scholars : une bourse pour les Ă©tudiantes qui donne aussi accĂšs Ă  des workshops et des sĂ©ances de partage entre boursiĂšres.
  • Grace Hopper Celebration Scholarship : Plus grande confĂ©rence qui rassemble des femmes dans la technologie. En 2017, il y avait 18 000 participantes.

Il existe aussi des programmes plus généraux :

  • Google Code Jam : CompĂ©tition de programmation Online
  • Google Code Jam For Women : CompĂ©tition de programmation en un seul tour, uniquement ouvert aux femmes. Les 150 premiĂšres gagnent une place pour la Google I/O

 

Women In AI

Dernier passage, une reprĂ©sentante de Women In AI. Leur but est de reprĂ©senter et faire connaĂźtre les femmes travaillant sur l’intelligence artificielle. Elle pointe l’importance de diversifier les concepteurs : une IA ressemble Ă  son Ă©quipe de dĂ©veloppement et si celle-ci manque de diversitĂ©s, l’IA sera aussi peu reprĂ©sentative.

 

Conclusion

Enfin c’est Marion Hayoun (PAUG) qui a repris la parole pour nous montrer que cette annĂ©e encore, malgrĂ© leurs efforts, ils n’avaient eu que 7 speakers femmes Ă  l’AndroidMakers sur plus de 50 sessions. Mais les chiffres vont en grandissant et ils prennent maintenant l’initiative d’aller chercher eux-mĂȘmes ces speakers femmes.

 

J’attendais un meetup de ce genre Ă  Paris depuis pas mal de temps. Les problĂšmes de diversitĂ© dans notre profession sont clonĂ©s sur ceux que l’on peut voir sur les bancs des Ă©coles et des facs aujourd’hui. J’ai entendu des professeurs d’universitĂ© catastrophĂ©s devant des promotions de Licence entiĂšrement composĂ©es d’hommes en 2015. Un d’eux m’a mĂȘme contactĂ© pour venir prĂ©senter mon mĂ©tier aux premiĂšres annĂ©es car quasi aucune Ă©tudiante n’avait fait le choix de continuer l’informatique. Ce genre d’initiative (meetup, prĂ©sentation, etc) permet de prĂ©senter notre mĂ©tier, casser certains clichĂ©s et asexuer un mĂ©tier qui n’aurait jamais dĂ» l’ĂȘtre.

L’engagement des personnes que nous avons pu voir jeudi Ă©tait rĂ©ellement encourageant. Et comme l’a souligné Marion Hayoun : Stronger Together.

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LCC 179 - Interview sur Keycloak avec SĂ©bastien Blanc

Dans cet Ă©pisode, SĂ©bastien Blanc nous fait dĂ©couvrir l’univers de l’authentification et de l’autorisation et en particulier Keycloak.

Enregistré le 12 juillet 2017

TĂ©lĂ©chargement de l’épisode LesCastCodeurs-Episode–177.mp3

Interview Ta vie, ton Ɠuvre

Twitter de SĂ©bastien

Qu’est-ce que Keycloak ?

Le site de Keycloak Le code de Keycloak Des quickstarts Le Jira La mailing list

Tools-in-action de SĂ©bastien Ă  DevoxxFR Live coding Ă  SpringIO

LDAP Authentification Autorisation ? Gestion d’identitĂ© Quid de ma connection Google Account ou Facebook Connect FranceConnect

Bannir des utilisateurs Remember me Authentification par certificat client ? DĂ©tection de patterns suspects ? fail2ban les attaques classiques

One time password PBKDF2

Un survol des normes de sécurité

Realm

Comment ça marche et dans quel contexte cela s’utilise ?

Le talk de Hubert sur les JWT

Le développement

Moi dĂ©veloppeur d’application web Spring Boot, quelles sont les Ă©tapes concrĂštes pour rajouter la sĂ©curitĂ© ? Quel est l’identifiant partagĂ© entre l’application et Keycloak pour dĂ©finir l’utilisateur Et mon application voit quoi de l’utilisateur (nom, email, mot de passe ?) Et mon application Angular 2 avec un backend node.js ? Et mon application iOS ? AeroGear TLS, agnostique ou pas ? Comment je dĂ©finis le TTL de mon authentification

Avec quoi vous vous intégrez ? Security proxy ?

Sous le capot

C’est fait comment en pratique ? Je change de domaine ? Comment le clustering est fait TLS, reverse proxy, etc Tout est en mĂ©moire ? Et la partie client, qu’est-ce qui est fait en intĂ©gration particuliĂšre Les extensions sont pour faire quoi ?

Vous garder comment les mots de passe (hash, salt, evolution, etc )

ÉcosystĂšme et communautĂ©

C’est quoi la concurrence ? Spring Security, cryptomator, Google Keyczar, Bouncy Castle, Apache Shiro ? Active Directory ?

Auth0 (SaaS) ForgeRock

Le futur Istio Vert.x Keycloak

Nous contacter

Faire un crowdcast ou une crowdquestion Contactez-nous via twitter https://twitter.com/lescastcodeurs sur le groupe Google https://groups.google.com/group/lescastcodeurs ou sur le site web https://lescastcodeurs.com/ Flattr-ez nous (dons) sur https://lescastcodeurs.com/ En savoir plus sur le sponsoring? sponsors@lescastcodeurs.com

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Product bootstrap: How to start efficiently your project ?

ekito people - lun, 10/16/2017 - 08:54

“At the beginning of a project, time is the rarest resource”

In our projects at ekito we have to deal with new projects for our customers. Some are startups, some are bigger companies but in both cases the project should be setup in no time!

There are several critical phases in a project lifecycle, but the most critical one, or for sure the most costly to change later on, is its starting phase.

Product owners want to present prototypes to the users as soon as possible to better design the future product. Developers are so hot and eager to code they would start to write anything but wise and effective architecture patterns. At the beginning of a project, time is the rarest resource! Weird isn’t it? But it’s true! Choices done at that time will have the more dramatic long-term consequences during the project life time. Countless projects have taken their major technical debt during this phase.

Typical quotes are:

“Code fast! Code fast!”

“Can you show me something tomorrow, users are available?”

“Security? Authentication? Architecture? We will see that later! Refactoring FTW!”

“Houston, we have a problem!  We will fix that later!”

Some projects will fail and afterwards we can felicitate ourselves to not have spent time and money on “non focused” tasks such as Architecture, Security, etc
 In this case we will be more than happy to invite you during for our FailCon conference in order to share your experience. But some projects will succeed! And these projects will have to live with their technical debt and for some of them die because of this debt


At ekito our objective is to participate in successful projects, so our mindset is to think the project will have to live with its technical debt in the long term. So let’s try to minimize it as much as possible!

Product bootstrap

The main idea of the product bootstrap is that some topics are important and cannot be delayed from the beginning of a successful project even if there is no time to design it nor implement it. So the solution is to have it already done for what we call Minimum Viable Architecture (MVA). This architecture may be changed later on according to the project requirements.

Just like Pivotal has done with SpringBoot product for Java development, we are convinced that an opinionated quick start can be applied to the majority of the new projects. Of course some projects are so typical from the very beginning that they will require a specific product bootstrap, but we are believing this is exceptional: so let’s forget that for the moment.

The goals of the product bootstrap are the following:

  • Provide seed projects to quickly start new projects
  • Based on our past experiences
    • Good projects
    • R&D
  • Fullstack solutions
  • Multi-technological stacks
  • Based on a common architecture
  • With connectors up and ready to go
Common architecture?

Olivier Bearn has written an excellent article on the topic of “IDaaS: Users management is no more my concern“. Drop a comment here below or flood him on Twitter (@obearn) if you want him to translate it in english!

The main idea here is that we can now design robust architecture which will delegate the users management to another application which could be:

  • a service hosted in the Cloud
  • a product deployed on premises
  • an ad hoc product developed and deployed on premises (for sure it’s the less favored solution in our opinion)

The diagram bellow illustrates the “IDaaS” oriented architecture and your project is located in the left part of the diagram:

How many times, you! seasoned developers, have you coded the user-management services for your projects? Every single time for every single project ! Yeah
 So you know that user management is not only a CRUD (Create Read Update Delete) task. We have to deal with:

  • Password hashing and storage (Security concern here!)
  • Password strategy (complexity and change requirement)
  • Forgot my Password feature and associated workflow with email (Security concern here!)
  • Sign in and Sign up feature and associated workflow (Security concern here!)
  • Email verification workflow (Security concern here!)
  • MultiFactor Authentication (Security concern here!)
  • Account revocation or locking mechanism (Security concern here!)
  • Social Sign in
  • Enterprise authentication mechanism: LDAP, 
 (Security concern here!)
  • Single Sign On (SSO)
  • Account linking (for social accounts and application accounts)
  • Setup secure best practices for exchanges (Security concern here!)
  • Brute force detection mechanism (Security concern here!)

Do you think you will have time to think about that in the starting phase of your project? Do you think this is not  important? How many days will you waste to develop this for every single project?

Our opinion is to not spend time to develop and maintain this kind of features but to use available products and technologies to do that. And if for some reason you have to develop it
 Do it only once and for all!

So our first rule is:

Users management is not my concern in the scope of my project

To clone or not to clone? That is the question


If we share the same architecture, does that means we will be able to clone our solution for every project? Of course not! There are several variables which can change amongst the projects.

First, let’s talk about the Identity and Access Management (IAM) component. For some projects Cloud based solutions (such as Auth0) are acceptable in term of privacy and legal engagements. This choice will not require too much work to administrate, customize and scale the IAM and pricing is not so much expensive for the job done.

Some projects will prefer to have the hands on this component and will focus on specialized product (such as Keycloak which is an Open Source RedHat project). This approach will require more administration and customization work compared to the Cloud based approach but it will be nothing compared to the third solution consisting to develop and maintain its own IAM product.

As a consequence, our Product Bootstrap must be able to deal with any of these three way of doing.

JWT for interoperability

Hopefully, there is JSON Web Token (JWT) for the rescue. JWT provides a method for representing claims securely between two parties in a standard way (IETF standards).

Everything is standardized. Only payload claims remains to be agreed to assure full interoperability between Identity and Access Management products such as Auth0, Keycloak or any other. JWT defines some payload claims such as:

  • “iss” (Issuer) Claim
  • “sub” (Subject) Claim
  • “aud” (Audience) Claim
  • “exp” (Expiration Time) Claim
  • “nbf” (Not Before) Claim
  • “iat” (Issued At) Claim
  • “jti” (JWT ID) Claim

Other claims are defined in OpenId Standard Claims, but maybe it’s not enough
 We can also require some other ones for the project purpose or for the company requirements. All IAM products we have evaluated so far provide mapping mechanism to customize payload claims forged in the JWT returned once a user is authenticated.

Note JWT can be issued by IAM for authenticated users but also for authenticated “non human” clients (with clientId and clientSecret).

Our second rule is:

JWT and agreed payload claims are key for the interoperability

Stateless FTW!

Stateless in the other key benefit of JWT technology which bring to the architecture scaling capability quite easily.

Indeed, in the IDaaS oriented architecture, the front-end application is in charge of authenticating users thanks to IAM component and retrieve and store JWT token on the client side (for instance in the local storage).

The current application back-end is never involved during these authentication workflows. Application back-end simply exposes APIs (for instance REST, Reactive, Websockets, 
) which are either public or with access restriction. Should the access be restricted, a valid and not expired JWT token is required to be inserted in the request.

The back-end application will verify incoming tokens and eventually serve the response according to the authenticated user’s or client’s granted role for the application.

Our third rule is:

Application back-end is stateless. It requires valid and not expired JWT token to access restricted API

What about technologies now?

Up to now we haven’t talked about technologies used to develop front-end and back-end applications for the product. Should the Product Bootstrap impose one technology? For sure, again the answer is no!

Customers may have technologies constraints or favors. But also people at ekito may be more fluent in some technologies and as a consequence will be more productive with some technologies. The technologies have to be selected according to the project constraints as well. So definitively, the Product Bootstrap cannot be designed with only one technology.

Ok, so should we prepare and develop Product Bootstrap for every technology? Again no, but this time for money and ROI (Return on investment) reasons. We are pragmatic people so we choose to develop and maintain Product Bootstrap for a set of technologies (again here opinionated approach is chosen).

We have selected the following technologies:

These choices will evolve according to the future of the techs but also to our customers requirements.

What else?

We have covered so far the:

  • Identity and Access Management
  • Common stateless architecture
  • Opinionated technological choices


 but there is still something missing in our Product Bootstrap big picture: our capitalized know-how and ready-to-go connectors.

Each Product Bootstrap technological stack will come with optional ready to go implementation and connectors on the following topics:

  • Client-side error log gathering mechanism and storage on the server-side (File, DB, SaaS: Papertrail)
  • Client and Server analytics connectors with MixPanel
  • Remote File storage connector with Amazon S3
  • Transactional Email service provider connector with Mailgun

ekito’s Geek Breakfast and live demos

For people living in Toulouse, France, stay tuned on ekito’s events!
During a future Geek Breakfast, we will talk about this topic and present you live demos of all the available stacks.

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Xebia accueille deux invités spéciaux : Brian Ketelsen et Francesc Campoy dans le cadre de la conférence dotGo

Le mardi 7 novembre Ă  19h15, Xebia accueillera le meetup Women Who Go Paris Ă  l’occasion de la confĂ©rence dotGo avec deux invitĂ©s trĂšs spĂ©ciaux :

  • Brian Ketelsen : co-organisateur de la conference GopherCon, expert Docker, Kubernetes, Go Consultant et Cloud Developer Advocate pour Microsoft.
  • Francesc Campoy : developer Advocate pour Google Cloud Platform et Go Developer.

dotGo est une conférence internationale sur le langage Go qui aura lieu à Paris la veille de ce meetup, le 6 novembre.

Le meetup sera l’occasion de se rencontrer et de partager la culture Go. En plus vous pourrez parler de Cloud et de Go avec des experts.

Il est ouvert Ă  tout le monde et il suffit simplement de vous inscrire. Pour cela, rendez-vous sur la page du meetup.

Le buffet sera offert par Xebia !

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Walking Dev

Barre Verte ! - jeu, 10/12/2017 - 23:00

Le cloitre des Jacobins Ă  ToulouseC’est Ă  la confĂ©rence Nomad Open que j’ai entendu parlĂ© de Walking Dev : une confĂ©rence open space qui comme son nom l’indique se dĂ©roule en marchant. Aucun lien avec la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e amĂ©ricaine “the walking dead”, mais la similitude m’a fait retenir le nom.

Des agilistes s’étaient donc rassemblĂ©s Ă  Toulouse en cette fin AoĂ»t pour explorer la question du passage Ă  l’échelle de l’agilitĂ© sous l’angle de la permaculture. Comme souvent j’ai beaucoup appris dans des conversations impromptues que les intermĂšdes pĂ©destres ont grandement facilitĂ©es (une des spĂ©cificitĂ©s de cette confĂ©rence).

DĂ©couvertes

Ma premiÚre découverte concerne teammood, un niko niko électronique auquel je consacre un article complet.

Le Ukulélé

Une autre dĂ©couverte : l’émergence du UkulĂ©lĂ©. En trĂšs forte croissance en AmĂ©rique du nord, la facilitĂ© Ă  apprĂ©hender cet instrument de musique sĂ©duit un public de plus en plus large. Sur youtube le marchĂ© de la formation est dĂ©jĂ  pris avec un formateur qui gagne 5000 dollars par mois en financement participatif (il avait annoncĂ© qu’il en ferait son activitĂ© principale s’il atteignait 500 dollars). Son modĂšle est de fournir ses nouveaux tutoriels 24 heures en avance aux donateurs qui atteignent un petit montant symbolique (5 dollars si je me souviens bien). C’est une trĂšs belle rĂ©ussite mais Nathaniel Richand me disait qu’il n’y a de la place que pour une seule personne dans le monde (une deuxiĂšme a par exemple moins de succĂšs). Il a donc lancĂ© une communautĂ© autour d’un service dont il est le premier utilisateur : fournir tout ce qu’il faut Ă  un dĂ©butant pour qu’il apprenne une chanson. De par sa petite taille le UkulĂ©lĂ© s’emporte facilement en ballade. Aussi transporter des partitions annotĂ©es s’avĂšre plus volumineux que l’instrument lui-mĂȘme.

Le financement participatif

Sur la question du financement participatif cela m’a rappelĂ© le framework Javascript lĂ©ger Vue.js qui aprĂšs avoir dĂ©passĂ© angular gagne du terrain sur react en terme d’étoiles sur github. L’auteur gagne 10000 dollars par mois en financement participatif de donations par des fans pour qu’il continue Ă  dĂ©velopper cet Ă©cosystĂšme open source (sa licence MIT semblant faire partie du succĂšs de son adoption chez certains GAFA). Et j’ai dĂ©couvert rĂ©cemment un autre exemple avec le rĂ©seau social open source Mastodon lancĂ© ce 1er Avril et qui est financĂ© par 3000 dollars mensuels sur patreon.

Apprentissages

AprĂšs plus de dix ans passĂ©s Ă  faire des daily meeting je continue Ă  apprendre sur le sujet. Un coach rapportait qu’une de ses Ă©quipes avait atteint un tel niveau de maturitĂ© qu’ils avaient remplacĂ© les questions habituelles par :

  • qu’est-ce que j’ai appris hier ?
  • que vais-je apprendre aujourd’hui ?

Et ça m’a rappelĂ© que dans une Ă©quipe eXtreme Programming particuliĂšrement mature d’une entreprise oĂč j’ai travaillĂ© le coach XP attendait avec impatience le daily pour ne pas rater une miette de ce que les dĂ©veloppeurs avaient appris.

Le suivit du parking lot

J’ai vu l’usage du parking lot fonctionner avec des fortunes trĂšs diverses d’une Ă©quipe Ă  l’autre y compris Ă  l’intĂ©rieur de la mĂȘme entreprise. Le plus mauvais fonctionnement que j’ai constatĂ© ? Les sujets Ă©crits dans le parking lot ne sont pas traitĂ©s aprĂšs le daily. Les Ă©quipiers retournent simplement Ă  leur place. Comme le parking lot avait Ă©tĂ© mis en place pour Ă©viter que le daily ne dure trop longtemps, je n’essayais pas trop de retenir les gens (ça avait tendance Ă  faire rester tout le monde).

Une idĂ©e simple (je me demande pourquoi je n’y ai pas pensĂ© avant) est qu’une personne soit chargĂ©e d’aller voir les auteurs des sujets une fois qu’il sont retournĂ©s Ă  leur poste de travail pour s’assurer qu’ils en discutent avec les personnes concernĂ©es. Cela dit il aurait fallu voir Ă  l’usage car certains des sujets ne me semblaient avoir de valeur que pour une seule personne ce qui Ă©tait peut-ĂȘtre le symptĂŽme d’un problĂšme plus profond.

Permaculture et agilité

La permaculture est une approche Ă©cologique d’agriculture durable qui limite l’usage d’intrans (pesticides, engrais chimiques). Elle a Ă©tĂ© formalisĂ©e par deux Australiens en 3 valeurs et 12 principes, ce qui rappelle le manifeste agile.

Une approche reproductible ?

La question principale quand une nouvelle mĂ©thode Ă©merge est souvent de savoir dans quelle mesure elle est reproductible. La permaculture peut-elle fonctionner en dehors des ecosystĂšmes Australiens qui l’on vu naitre ?

Le riz

La rĂ©ponse est oui. L’exemple qui m’a le plus intĂ©ressĂ© est son utilisation pour la culture du riz au Japon. Si le riz pousse les pieds dans l’eau c’est pour Ă©viter que des oiseaux ne mangent les semis. Comme toute cette eau n’est pas optimal d’un point de vue Ă©cologique, un Japonais tente de cultiver du riz les pieds Ă  l’air. Au fur et Ă  mesure qu’il sĂšme une nuĂ©e d’oiseaux consomment ses graines derriĂšre lui. Le principe “le problĂšme est la solution” va semble-t’il le faire persĂ©vĂ©rer jusqu’au moment oĂč il a l’idĂ©e de mettre ses graines dans des boules de glaise. Les oiseaux s’en dĂ©sintĂ©ressent et son riz pousse les pieds Ă  l’air libre.

La vigne ?

La persĂ©vĂ©rance est donc un autre Ă©lĂ©ment caractĂ©ristique. L’exemple Ă©tait donnĂ© d’un viticulteur du sud-ouest qui a choisi de cultiver ses vignes de maniĂšre plus Ă©cologique. Il ne s’agit pas Ă  proprement parler de permaculture puisque les vignes restent alignĂ©es en rangs mais le reste s’en rapproche. Ses premiĂšres annĂ©es s’avĂšrent trĂšs difficiles : ses rendements s’effondrent et sa coopĂ©rative agricole l’expulse. AprĂšs dix ans il est devenu le seul Ă  vendre Ă  des restaurants Ă©toilĂ©s et des gens viennent du monde entier pour Ă©tudier ses techniques mais il a fallut tenir et s’amĂ©liorer face Ă  la concurrence pendant de trĂšs nombreuses annĂ©es de vaches maigres avant de parvenir Ă  un tel rĂ©sultat.

Permagilité ?

Un autre principe spĂ©cifique Ă  la permaculture : les frontiĂšres sont les zones oĂč se passent les choses les plus intĂ©ressantes. L’exemple donnĂ© est la frontiĂšre entre la prairie et la forĂȘt. Un autre exemple qui m’est venu en tĂȘte : les zones humides qui sĂ©parent une Ă©tendue d’eau de la terre ferme Ă©mergĂ©e regorgent d’une biodiversitĂ© foisonnante et filtrent l’eau de ses impuretĂ©s.

Au delĂ  du design Ă©mergeant, le parallĂšle que j’ai trouvĂ© le plus intĂ©ressant avec l’agilitĂ© c’est l’importance donnĂ© Ă  l’écosystĂšme. Qu’est ce que l’écosystĂšme d’une Ă©quipe agile ? Une question Ă  explorer le mercredi 18 octobre oĂč aura lieu Ă  Paris le prochain Walking Dev sur la permagilitĂ©.

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La magie de Rake

L'actualité de Synbioz - jeu, 10/12/2017 - 23:00

Lecteur aguerri, vous devez savoir que nous sommes, chez Synbioz, une bande de Ruby Lovers comme tant d’autres !

Au cƓur de notre activitĂ© quotidienne rĂ©side Ruby, aussi nous prenons un certain plaisir Ă  le dĂ©couvrir et le redĂ©couvrir autant que possible !

C’est pourquoi nous parlerons aujourd’hui magie noire, mysticisme voire de l’Histoire qui a fait le mythe. Vous l’aurez devinĂ©, nous allons parler de Rake.

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Revue de Presse Xebia

Revue de presse de Xebia
La revue de presse hebdomadaire des technologies Big Data, DevOps et Web, architectures Java et mobilité dans des environnements agiles, proposée par Xebia.

Mobile Android – The rise of Kotlin http://blog.xebia.fr/author/tdepinoyhttp://twitter.com/ThomasDepinoyPar Thomas Depinoy

Kotlin est un langage qui gagne en popularité depuis quelque temps déjà.

Depuis, la Google IO et l’annonce du support officiel de Kotlin sur Android, ce gain de popularitĂ© explose comme nous le montre Realm avec des statistiques intĂ©ressantes.

IoT API.AI c’est fini, il faut maintenant dire Dialogflow http://www.gravatar.com/avatar/63d261113651caa0dc887445c61ea48ahttp://blog.xebia.fr/author/blacroixhttp://twitter.com/benjlacroixhttps://github.com/blacroixPar Benjamin Lacroix

Google a décidé de renommer son service API.AI en Dialogflow. Initialement conçu comme une API pour ajouter le traitement du langage dans une application, Dialogflow fait bien plus et se définit comme une plateforme complÚte pour construire des applications proposants une excellente expérience conversationnelle.

Deux nouveautés sont également annoncées :

  1. la possibilitĂ© d’Ă©crire des fonctions (fulfillment logic) directement dans la console
  2. le support multi-langue avec l’ajout de langues et de locales diffĂ©rentes
Craftsmanship Java: Free at last http://blog.xebia.fr/author/dortegahttp://twitter.com/%40dicaormuhttp://github.com/dicaormuPar Diana Ortega

Mike Milinkovich directeur exĂ©cutive de la fondation Eclipse a Ă©crit dans son blog « Java: Free At Last », oĂč il analyse une partie des annonces faites dĂ©but septembre par Mark Reinold et Donald Smith de Oracle.

Les annonces parlent de l’implĂ©mentation de releases pĂ©riodiques du jdk, mais Milinkovich se focalise sur le dĂ©tail que java deviendrait finalement « free ».

Aujourd’hui les binaires java sont distribuĂ©s sous la licence « Oracle Binary Code License », mais Oracle a l’intention de les mettre directement avec l’OpenJDK sous licence GPL.

Pour plus d’information vous pouvez voir l’article de Micke Milinkovich. 

Front Migration d’une base de code en React 16 http://www.gravatar.com/avatar/37a6259cc0c1dae299a7866489dff0bdhttp://blog.xebia.fr/author/adauleuhttp://github.com/albandauleuPar Alban Dauleu

React 16, attendu depuis longtemps par la communautĂ©, est disponible depuis le 26 Septembre dernier et a apportĂ© bon nombre d’amĂ©liorations. DĂšs lors, de nombreux dĂ©veloppeurs ont franchi le pas et attaquĂ© la migration de leur base de code. C’est le cas de Michael Greer, qui dĂ©crit dans son article les leçons qu’il a tirĂ© de la migration en React 16.

Back Server-Sent Events http://twitter.com/xebiafrPar Xebia

Dans sa version 5, Spring nous propose une alternative aux web-sockets pour notifier le front des changements coté server : les Server-Sent Events (ou SSE).

Cet article nous présente que sont les SSE et nous explique comment mettre en place dans votre application Spring.

Node.js 8.5 http://www.gravatar.com/avatar/1e0ca9963bcd96ba434e5e4ffd972c2fhttp://blog.xebia.fr/author/%40aletaxin1http://twitter.com/%40ModuloMhttps://github.com/ModuloMPar Antoine Le Taxin

Une nouvelle release de Node.js vient de sortir !
Principales ajouts Ă  cette version :

  • La prise en charge native des imports de modules ESM grĂące au tag –experimental-modules.
  • L’implĂ©mentation d’une Performance Timing API.
  • La possibilitĂ© d’avoir accĂšs, via la stack, aux traces des Ă©vĂšnements async. 
  • Une mĂ©thode qui permet de directement copier des fichiers grace au module fs.

Pour le détail, voir le change log complet, ou une revue par Rising Stack des principales features avec des exemples.

DevOps Terraform publie son registre de modules http://www.gravatar.com/avatar/b80ee293f2086fda133ab7c5ea39cd2dhttp://blog.xebia.fr/author/sergio-dos-santoshttp://twitter.com/sergiodsrhttp://github.com/sergiordsPar Sergio Dos Santos

Terraform est un outil gĂ©nial qui permet de dĂ©crire, crĂ©er, modifier et supprimer une infrastructure. Dans ce billet de blog, Hashicorp annonce l’ouverture de son registre de modules.

Les modules sont des templates de ressources pouvant ĂȘtre instanciĂ©s avec un paramĂ©trage adaptĂ©. Ils pouvaient jusqu’alors ĂȘtre importĂ©s depuis des fichiers locaux ou mĂȘme depuis des dĂ©pĂŽts git, github, …

module "my-vpc-1" {
  source = "./modules/vpc"
  cidr = "10.0.0.0/16"
  ...
}
 
module "my-vpc-2" {
  source = "github.com/my-company/my-infra/modules/vpc"
  cidr = "10.0.0.0/16"
  ...
}

Il est désormais possible de les importer directement depuis le registre de modules Terraform.

module "my-vpc" {
  source = "terraform-aws-modules/vpc/aws"
  cidr = "10.0.0.0/16"
  ...
}

Quels sont les apports du registre ? Il apporte en premier lieu la possibilitĂ© de dĂ©pendre d’une version spĂ©cifique d’un module (compatible avec la prochaine release de terraform). Le registre fournit surtout un point d’entrĂ©e unique pour la recherche de modules et documente les entrĂ©es, sorties et ressources crĂ©Ă©es de maniĂšre homogĂšne.

Certains modules publiĂ©s sont vĂ©rifiĂ©s par Hashicorp et ses partenaires, d’autres sont librement fournis par la communautĂ©. Ne rĂ©inventez plus les mĂȘmes templates d’infrastructure encore et encore, cherchez et vous les trouverez – peut-ĂȘtre – et si le coeur vous en dit, publiez les !

Le coin de la technique Comment conduire un entretien technique http://twitter.com/xebiafrPar Xebia

Les entretiens! Nous avons tous dĂ©jĂ  Ă©tĂ© interviewĂ©s, nous avons tous des trucs, astuces et histoires Ă  raconter. Moins connu est l’autre cotĂ© de la nĂ©gociation: le point de vue de l’interviewer. Dans cet article, Gregory Brandon nous explique comment conduire un entretien technique.

Catégories: Blog Société

Valiantys is ranked at #10 for Great Place to WorkÂź France!

Le blog de Valiantys - jeu, 10/12/2017 - 14:00

Being pragmatic, curious, outspoken, relaxed and a bit quirky seems to be a good formula for Valiantys. We are pleased to announce that we’ve been officially certified as a Great Place To Work in France in 2017! What’s more, we ranked #10 out of the top companies who received this award! Great Place to Work is ...

The post Valiantys is ranked at #10 for Great Place to WorkÂź France! appeared first on Valiantys - Atlassian Platinum Partner.

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La mafia lactée au travail

A Duchess Community Blog for France - jeu, 10/12/2017 - 13:54

En avril dernier, avait lieu la 7iĂšme Ă©dition de MiXiT, vous savez la conf lyonnaise « des crĂšpes et du cƓur » (avec salle d’allaitement et de change bĂ©bĂ©). A cette occasion, nous recevions AgnĂšs et Sarah pour un talk intitulĂ© « La mafia lactĂ©e au travail » (dont voici le script). J’ai adorĂ© le concept! J’avais aussi lu un article d’AgnĂšs qui expliquait ses trois jours de confĂ©rence Ă  Paris Web avec son bĂ©bĂ© de 6 mois. C’est un sujet dont on parle vraiment peu. Je me suis donc dit qu’il fallait ABSOLUMENT les interviewer

Catégories: Association

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